[FR] Malok : Terra Incognita
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Ayanna

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1 Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:21

Ayanna

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Fantome
Fantome
Bon, après quelques réflexions, je me demande si je ne vais pas revenir sur la première version d'ayanna, celle de légendes. Jouer lolth me paraît beaucoup trop difficile, et j'ai pas trop envie de laisser tomber un perso qui est très agréable à rp.
Je vous propose son bg (inachevé). Pouvez-vous me dire si c'est cohérent et si ça justifie sa présence sur malok?

...............

Une guerrière elfe, ne renonçe pas
Vers son destin, toujours avance
Lève son épée façe aux sombres puissances
De toute son âme, elle combat

Point de paix, point de repos
Elle part en quête, d'un jour nouveau


..........


-Maman, pourquoi tes mains tremblent?
La drow à la silhouette élançée posa ses usensiles de cuisine sur la table, et se tourna vers la petite elfe noire qui se tenait à l'encadrement de la porte, une peluche en tissu à la main. Elle s'appliqua un moment à dissimuler le trouble qui la tenaillait, puis elle s'approcha d'elle, s'agenouilla, et posa une main affectueuse sur son épaule.
-Tu ne devrais pas être debout à cette heure-là. Retourne te coucher, où tu seras fatigué et te feras gronder par le précepteur demain matin.

La petite fit la moue, puis mit l'une de ses mains en porte-voix, et se pencha sur l'oreille de sa mère en chuchotant.
-De toute façon, je n'apprends plus rien avec lui. Il n'arrête pas de dire des choses bizzarres: que nous sommes tous perdus, et que nous avons attirés la colère de nos dieux.
Elle posa ses poings sur ses hanches et prit un air sérieux.
-Mais ce n'est pas vrai, hein maman? La déesse nous protège, n'est-ce pas?

Sa mère lui adressa un sourire amusé.
-Oui, mais chérie, Ellistraë nous garde.
L'enfant fronça les sourcils.
-Mais alors, pourquoi tes mains tremblent.
Bien qu'elle en était à milles lieux, la drow se força à éclater d'un rire tendre.
-Parce que j'ai froid, tout simplement. Cela passera. Ne t'inquiète pas mon poussin.

Elle attira la petite à elle et la teint blottie contre son coeur, pour l'empêcher de voir les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Elle restèrent ainsi enlassées un moment, puis l'enfant se dégagea, et frotta ses yeux ensommeillés.
-Je veux dormir maintenant.

Sa mère sourit, puis la porta dans ses bras et l'amena jusqu'à son lit. Quand enfin elle l'eut recouverte de ses couvertures, la petite drow était à moitié assoupie. Elle la regarda un moment, avec dans l'oeil l'expression d'une tendresse mêlée de tristesse. Puis elle déposa un baiser sur la peau douce de l'enfant, et lui chuchotta enfin, avant de quitter la chambre:
-Dors maintenant. Ne laisse pas les démons troubler ton sommeil. Fais de beaux rêves, ma petite Ayanna.

..........


Le sang coule à flot. Les flammes dansent dans les ténèbres. Les hurlements remplissent l'air, et l'odeur des cadavres fait ressembler la ville à un immense charnier. Mais Ayanna ne voit plus, Ayanna ne sent plus. Elle est seule dans l'obscurité. Elle court, guidée par la seule main douce de sa mère, ainsi que par sa voix, chaude et reconfortante.
Elle ne perçoit pas les cadavres qui s'amoncellent autour d'elle; ni les plaintes des femmes violées sur le sol souillé de la rue; ni les beuglements des hommes torturés dans les habitations sordides. Elle ne veut pas les voir: elle a peur. Dans sa main gauche, elle sert sa peluche. Sa surfaçe veloutée la rassure, la persuade que ce qui l'entoure n'est pas réel. Ce n'est qu'un mouvais rêve, et sa maman va l'en sortir. Elle va la guider vers la lumière.

Mais alors, pourquoi, elle aussi, semble-t'elle avoir si peur?

..................

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2 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:21

Ayanna

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Fantome
Fantome
Une main grise se dessina dans les ténèbres, tenant dans sa paume un petit paquet.
-Mange Ayanna. Tu as besoin de reprendre des forçes.
Bien qu'elle fut loin d'avoir faim, l'enfant se força à ouvrir la bouche et à ingurgiter la nourriture que lu itendait sa mère. C'était un repas misérable: un gateau de millet dans lequel était enfoui un morceau de poisson seché.
Mais alors qu'elle le consommait, elle sentit une douce chaleur envahir ses membres, et ses pensées se firent plus clair.

Cela faisait quelques jours qu'Ayanna et sa mère avaient quittés précipitament Tor Evillaë. Le souvenir de cet épisode lui était extrêmement confus: elle ne se rapellait que quelques brides, quelques lambeaux de passés, des évênements absurdes auxquels elle avait mêlée sa propre imagination pour la convaincre que rien de tout cela n'était arrivé.
Et pourtant, ces mêmes souvenirs, si abstraits de dépourvus de sens qu'ils soient, lui inspirait, quand elle avait le courage de se les représenter à l'esprit, une terreur intense, sans qu'elle ne parvienne jamais à en comprendre la source.

Maintenant, sa mère et elle vagabondaient dans les cavernes torturées et escarpées de l'Ombreterre. Sa mère avait beau la rassurer, lui expliquer qu'elles allaient juste rendre vivre chez de proches parents dans une cité voisine pour quelques temps, elle préssentait confusément qu'il n'en était rien, que quelque chose de grave allait se produire -était en train de se produire-, et que sa mère faisait tout pour l'en protèger.
Cependant, elle continuait de manifester à son égard la confiance aveugle d'une fille pour sa mère, convaincue que tant qu'elle l'accompagnerait, rien ne pourrait jamais lui arriver.

Tant qu'elle serait avec elle...

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3 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:23

Ayanna

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Fantome
"Une guerrière elfe ne renonçe pas"
Ayanna leva son doux visage encrassé et meurtri vers celui de sa mère. Celle-ci se tenait devant elle, les poings visés sur ses hanches; abbatue, mais toujours déterminée. Elle fixait sa fille avec une sévérité empreinte de tendresse, l'exhortant calmement à reprendre la route.
"Je n'en peux plus maman. Pourquoi ne s'arrête-t'on pas un petit instant?"
"Il n'y a pas le temps. La route est dagereuse, je te l'ai déjà dis, il nous faut nous dépêcher."
Comme la jeune enfant tardait à se relever, elle lui lança d'une voix plus ferme:
"Debout Ayanna!"
La petite grimaça, puis se hissa non sans peine sur ses deux appuis. Elle secoua ses cheveux blancs hirsutes, frotta ses yeux fatigués pour en extraire la poussière. Elle ramassa ensuite son baluchon, souffrant le martyre du fait d'une intense douleur lançée dans ses côtes, puis se rangea, fragile mais décidée, aux côtés de sa mère. Celle-ci la lorgna un moment, puis esquissa un sourire approbateur avant de lançer d'une voix affable:
"Allons-y".

Les deux femmes reprirent alors leur chemin, se frayant un passage dans l'immensité sombre et sinistre de l'Ombreterre. Les rencontres, que ce soit du fait de l'habileté de la mère ou da la puissance qui émanait de celle-ci, étaient d'une extrême rareté. Elle étaient cernées par un silence troublant, et, aux oreilles d'Ayanna, le bruit même de sa propre respiration lui apparaissait comme un vacarne assourdissant. Plusieurs fois cependant, sa mère tournait sa tête vers l'arrière, faisant signe impérieusement à sa fille de ne plus émettre le moindre bruit. Elle figeait un moment, dans une immobilité de statue, puis, quand Ayanna n'y croyait plus, elle reprenait sa marche, en invitant sa fille à accélèrer la cadence, avec dans la voix une anxieté toujours croissante.

Il vint cependant un moment où, harassées, les deux femmes durent se résoudre à un repos forçé. Bien que l'inquiètude qui l'habitiait se faisait à chaque instant plus évidente, la mère d'Ayanna dut reconnaître qu'il lui fallait recouvrir des forçes avant d'aller plus en avant. Elle choisit comme refuge une petite corniche escarpée surplombant le sentier. L'endroit n'était guère confortable, mais il les dissimulait partiellement à la vue d'une quelconque créature sauvage. Ayanna étendit à même le sol les quelques couvertures qu'elles avaient eut le temps d'emporter avec elles, puis grignotta avidement quelques fruits secs, sous les yeux attentifs de sa mère. Et quand enfin elle dodelina de la tête, cette dernière l'aida à s'étendre sur les nattes, et elle finit par s'assoupir...

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4 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:23

Ayanna

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Une voix s'élèva, blanche et claire:
-Enfant de la lumière, éveille-toi...
Une autre lui répondit, froide et cruelle:
-Fille des ténèbres, soumets-toi...
-Je suis la pureté de ton coeur...
-Je suis la haine qui te ronge...
-Le chant du rossignol...
-Les hurlements du mourrant...
-La clarté des étoiles...
-Les ombres de la nuit...
-La carresse du vent...
-Le tranchant de la lame...
-Mais où allons-nous?
-Qui le saurait...
-Nous rejoindrons-nous?
-Peut-être jamais...

Les voix se turent un instant, puis doucement, commençèrent à chanter, d'abord faiblement, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce que leurs voix mêlées s'élèvent en un choeur vibrant, empli de joie et de tristesse, qui fit s'ébranler les montagnes, se soulever les océans et se déchaîner les vents.
Un oiseau de feu apparut dans le ciel, déploya ses ailes, éclatant de beauté. Il poussa un cri perçant et prit son envol, s'éloignant dans l'horizon vers le soleil couchant. Les deux voix se turent alors, et il y eut à nouveau le vide.

Elles parlèrent alors de concert:
-Mais elle est là. Nul ne peut lui réchapper. La déesse sombre.
Puis, au coeur des ténèbres, une forme apparut, plus noire que la nuit. Elle tendit sa main griffue. Elle était gorgée de sang. Et le sang continuait de couler, inlassablement. La forme déplia ses longs doigts. Dans son creux, se trouvait un coeur, encore palpitant, et qui se dessechait lentement, mais surement...

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5 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:25

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Ayanna se reveilla brutalement, le front en sueur. Elle mit un long moment à réguler sa respiration, et à chasser de sa pensée le douloureux cauchemard qu'elle venait de vivre. Ce n'étaient que des songes... rien de plus. Elle ne devait pas laisser les démons troubler son sommeil.
Enfin remise, elle se posa sur son séant, puis regarda autour d'elle. Sa mère s'était endormie, et respirait paisiblement. La jeune enfant contempla un instant ce visage si serein et décidé, cette autorité et cette forçe qu'elle admirait plus que tout. Elle n'osait la réveiller: sa mère était si belle lorsqu'elle dormait...

Pour relaxer ses muscles ankylosés, Ayanna pratiqua discrètement quelques exerçices d'assouplissement qu'on lui enseignait lorsqu'elle était élève dans le corps de moines soldats formés pour protèger les prêtresses, à Tor Evillaë. Cela lui semblait appartenir à une autre vie, ce qui ne l'empêcha pas d'effectuer ses exerçices avec un soin méticuleux.

Quand enfin elle se sentit ragaillardie, la petite drow coiffa sa longue chevelure blanche et soyeuse, puis se dévêtit entièrement de se robe de nuit pour enfiler sa tenue de voyage -le seul luxe qu'elle avait pu se permettre lors de leur départ-. Ce faisant, elle passa sa main dans son dos, et tatta du bout des doigts les deux protubérances qui y pointaient. Cela faisait quelques jours maintenant qu'elle étaient apparues, lui causant une douleur et une inquiètude sans borne, car elle ne savait pas ce qui pouvait en être l'origine. Mais elle n'osait demander à sa mère de quoi il s'agissait -elle ne voulait pas l'embêter avec ça-.

Soudain, elle entendit un mouvement derrière elle. Aussitôt, elle se retourna avec souplesse, le poing armé et une lueur de défi dans l'oeil. Mais à son grand soulagement, il ne s'agisait que de sa mère, qui venait de se lever et la fixait avec intensité. Ayanna passa ses mains derrière elle, et lui sourit:
-Bonjour maman.
Sa mère hocha la tête, et commença après une courte pose:
-Je vais te montrer une chose ma fille. Tu comprendras sans doute mieux après.
Elle défit les lanières retenant la lourde cape grise qu'elle gardait en permanence sur elle et la fit tomber à ses pieds. Puis soudain, à la grande stupéfaction d'Ayanna, une paire d'ailes, fines et rouges, s'étendirent du dos de sa mère et battirent le vent de concert.
Cette dernière reprit alors:
-C'est pour cela qu'ils nous haissent. Un jour, tu deviendras comme moi. Tu seras le sujet de la haine des drows, car ils verront en toi un être démoniaque, et de la rancoeur des fils de dragon, du fait de ton sang elfe noir. Tu devras pourtant choisir, et lutter pour te faire une place parmis eux.
Elle s'humecta les lèvres:
-Tu es née pour vivre ce combat... Mais je ne pense pas m'être trompée sur ton compte: tu es capable de grandes choses. J'en suis sure...

Elle n'eut pas le temps d'achever sa réplique. Un projectile siffla, et ricocha contre les rochers, frolant la gorge découverte d'Ayanna. Aussitôt, les deux femmes se jetèrent à plat ventre contre le sol. Il s'en fut de peu, car d'autres carreaux jaillirent de l'ombre, les manquant de quelques centimètres. La mère d'Ayanna poussa une plainte rauque:
-Les drows! Ces infectes disciples de Lolth nous ont retrouvés!
En contrebas, des pas se firent entendre. Les elfes devaient être réunis à une bonne dizaine, et ils se ruaient en direction de leur repaire.
La mère d'Ayanna resta immobile, semblant plongée dans ses pensées. La jeune fille put voir son visage reflèter peu à peu un sentiment de profonde tristesse, puis de résignation. Enfin, elle tourna la tête vers Ayanna, et lui sourit tendrement:
-Tu vois ce passage derrière toi?
Ayanna acquiesca. Les bruits se rapprochaient.
-Tu vas fuir par ici. Je vais les combattre de front. Cela devrait te laisser assez de temps. Je... je te rejoindrai plus tard.
Sa voix se brisa sur ses mots, et ses yeux s'embuèrent de larmes. Ayanna, rendue folle d'émotion, voulut se jetter dans ses bras, en dépit du danger. Mais sa mère la retint d'un geste impérieux.
-Non! Tu fuiras, c'est un ordre! J'ai.. fais tout ce que j'ai pu pour toi, mais ton destin n'est plus entre mes mains désormais.
Elle étouffa un sanglot.
-Je veux que tu vives! Et je veux qu'un jour, ton nom soit crains et respecté! Mais quoi qu'il arrive, ma chérie, je serais toujours avec toi... toujours...
Elle plongea son regard sans les yeux de la fillette, luttant pour contrôler la douleur qui l'habitait. Puis, enfin, elle se résolut à s'exprimer d'une voix éteinte:
-Maintenant cours...
Comme la fillette ne réagissait pas, elle reprit d'un ton plus fort:
-Cours!

Et Ayanna courut. Elle courrait encore quand les voix s'élevèrent et partirent en insultes et rictus sadiques. Elle courrait quand les déflagrations firent trembler la roche sous ses pieds. Elle courrait quand les éclairs balayèrent la voute de la caverne. Et quand le silence se fit enfin, elle courrait toujours. Elle ne pleurait pas -elle était au delà du chagrin-. Mais alors qu'elle bondissait à en perdre haleine, une larme perla au coin de son oeil, coula le long de sa joue, puis de son cou et se perdit dans sa robe...


Une larme de sang...

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6 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:27

Ayanna

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Vers son destin toujours avance.

Ayanna émit un grognement approbateur lorsqu'elle passa ses mains autour du cou de la harpie et le tordit d'un coup sec. Un craquement sinistre se fit entendre, et la créature s'affaissa, raide morte. Aussitôt, la drow la hissa sur ses épaules vigoureuses, et courut ainsi chargée se mettre à l'ombre des rochers, de crainte qu'un quelconque prédateur n'ait été alerté par les bruits du combat. Elle se pelotena dans sa cachette, l'oreille aux aguets. Les minutes s'écoulèrent, avec une lenteur exaspérante pour l'elfe affamée. Cela faisait quatre jours qu'elle n'avait rien trouvée à se mettre sous la dent, et ses forçes diminuaient sans cesse. Ce repas était inespéré, et elle aurait été enragée qu'un autre puisse bénéficier du fruit de son labeur.
Mais à son grand soulagement, personne ne vint la perturber, de sorte qu'elle prit la liberté de se mettre dans une position plus confortable pour dépecer l'animal, s'exposant ainsi partiellement à la lumière pourpre et blafarde qui baignait en permanence les cavernes de l'Ombreterre.

De la petite drow terrorisée fuyant les tourments de Tor Evillaë au bras de sa mère, il ne restait plus rien, tout juste quelques lambeaux épars. Des années d'errance et de tourments avaient laissées leurs marques sur son beau visage, creusant de pronfondes cernes sous ses yeux fatigués, dans lesquels couvait désormais l'expression d'une haine froide et d'une détermination d'acier. Son corps, souple et bien découplé, était sillonné de nombreuses cicatrices, et ses membres, quoique vigoureux, étaient faméliques. Mais elle avait concervé sa beauté d'antant, et, paradoxalement, la douleur dont elle était impregnée ne faisait que rendre plus intense le caractère qui émanait d'elle.

Sept ans s'étaient écoulés depuis la mort de sa mère. Sept années où elle avait du forçer sa nature douce et craintive pour s'adapter à l'univers immense et infiniment dangereux dans lequel elle était forçée de survivre. Ces premiers mois où, hagarde, elle avait du grignoter les restes de charognes laissées pourrissantes par un quelconque monstre des pronfondeurs. Puis ses débuts difficiles à la chasse, quand son corps commença à lui réveler le formidable potentiel martial qui sommeillait en elle, et où elle livra ses premiers combats. Pendant ces années au combien douloureuses, elle s'était construite physiquement, et s'était forgée une volonté innébranlable.
Néanmoins, le souvenir de sa mère s'imposait régulièrement à son esprit, la plongeant à chaque fois dans l'affliction la plus noire. Elle n'avait jamais pu en faire le deuil -peut-être cela était-il du au fait qu'elle n'avait pas pu avoir la certitude que sa mère était bien morte-, et elle ne cessait de ressasser tous les évênements qu'elles avaient vécues ensemble.
Etait-elle condamnée à n'être jamais plus qu'un fantôme prisonnier des brides de son passé? Pourrait-elle jamais retrouver la paix et la quiétude? Elle se raccrochait encore à l'espoir d'une vie meilleure, mais au fond d'elle-même, elle pressentait confusément que sa vie ne serait plus qu'un éternel combat. Elle se rapella les paroles de sa mère:
"Tu devras lutter pour te faire une place parmis eux... tu es née pour vivre ce combat..."
Etait-ce vraiment son destin?
"Tu feras de grandes choses..."
Mais en était-elle vraiment capable?

Lasse de remémorer continuellement cette époque révolue, l'elfe repue repoussa du pied les restes de son repas, et se cala confortablement contre un rocher. Son ventre se gonfla avec régularité, sous l'effet de sa respiration lente et profonde. Une fois de plus, elle s'étonna des formes rondes et fermes qui pointaient à présent sur sa poitrine. Elle avait grandie, et son corps était désormais presque celui d'une femme, comme en témoignaient les réguliers saignements dont elle était la proie. Elle en éprouvait un profond malaide, et une certaine attirance.
Elle passa le bout des doigts sur cette partie de son anatomie qu'elle avait du mal à reconnaître pour sien. Curieusement, elle en ressentit du désappointement, mais aussi quelque chose qui pouvait se rapporter à du plaisir. Prise d'une impulsion soudaine, elle glissa sa main sur son ventre, s'énivra de la douce chaleur qui émanait de cette zone, et poursuivit d'avantage sa descente...

L'Ombreterre était silencieuse. Les créatures erraient dans l'obscurité, et nul ne se faisait voir. Si quelqu'un avait prêté l'oeil et l'oreille cependant, peut-être aurait-il decelé parmis les crevasses une petite forme grise et recrovillée. Et peut-être aurait-il entendu, émanant de cette forme, la rumeur d'une respiration rapide et saccadée...

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7 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:28

Ayanna

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Une attaque. Un souffle. Un saut. Un nouveau coup. Les deux combattants se faisaient façe depuis quelques minutes. Nulle goutte de sueur ne perlait sur leurs fronts. Rien d'autre n'existait pour eux que ce tourbillon de lames et de corps en furie. Leurs respirations étaient calmes et concentrées.
L'un des deux combattants était équipé d'une longue épée fine et recourbée, semblable à une rapière. Mais le plus surprenant était que son vis-à-vis n'était armé que de ses seuls poings et pieds, et qu'il se défendait malgré tout avec une dextérité exemplaire, ses membres fendant l'air à une vitesse qui les rendait pratiquement invisibles à un oeil non averti.
L'obscurité rendait impossible de distinguer leurs deux visages, mais les formes de sa silhouette trahissaient clairement le combattant à mains nues comme étant une femme. Lorsque cette guerrière remarquable fit un saut périlleux en arrière pour éviter un moulinet de l'épée de son adversaire, ils se retrouvèrent éloignés un bref instant. La voix d'Ayanna s'éleva alors, froide et sarcastique.
"Allons Jaluk, es-tu devenu si faible que tu ne puisse vaincre une simple Jalil?"
L'homme émit un grognement sinistre en guise de réponse.
"La ferme, démone! Je suis ici pour rapporter ta carcasse sanguinolente à la mère matrone, pas pour échanger des paroles avec une ordure dans ton espèce."
Il y eut un bref silence, puis Ayanna partit d'un petit rire cristallin:
"Ton désir de m'affronter est-il donc si mordant? Que crois-tu que te donnera ta maîtresse, si jamais tu lui ramène mon corps? Des faveurs? Elle te fera battre comme le dernier des chiens, et te confiera une autre tâche servile."
Elle marqua une courte pose, puis ajouta:
"Ta vie est condamnée, pauvre idiot..."
L'homme rugit alors, et se jetta sur elle à une vitesse impresionnante. Confondue par cette simple action, Ayanna n'eut que le temps de se jeter sur le côté, de porter un vigoureux coup de pied dans ses côtes avant de se remettre en garde, d'un seul mouvement fluide.
Mais ce faisant, le guerrier fit pivoter sa lame, et entama sa cuisse découverte, qu'elle n'eut le temps de retirer. Elle poussa un cri de douleur strident, et, un instant, chancella sur ses appuis. Le drow en profita, et lui assenna un violent coup d'épaule en pleine poitrine qui la propulsa sur un amas rocheux où elle atterit avec fracas et demeura immobile.
Il reprit un instant sa respiration, et massa ses côtes douloureuses. Puis, quand il se rendit compte de la situation, il partit d'un grand rire.
"Pitoyable... tu es vraiment ridicule, Ayanna. Tu mérite à peine que je tranche net ta vie d'un coup d'épée."
Il se rapprocha d'elle précautieusement, veillant à tout de même garder une certaine distance de sécurité.
"Non, je crois que je vais m'amuser un peu avec toi. J'ai entendu dire que les entrailles de ta mère s'étendaient sur des dizaines de mètres, quand on les a déroulés en public sur la grande place. Il serait intéressant de voir si tu la surpasse."
Ayanna émit une grondement sourd, et tenta vainement se remettre sur pied, malgré la douleur atroce qui s'étendait sur toute la longueur de son dos et sa cuisse en sang.
L'homme l'observa un instant, une lueur perverse dans le regard, et reprit, avec lenteur et délectation:
"Mais avant cela, je vais me faire un peu plaisir..."
Il s'approcha d'elle, et l'agrippa par les cheveux, la forçant à s'agenouiller devant lui. Elle poussa un cri, et se débattit pour essayer de se dégager. Agaçé, il la força à le regarder, et lui administra deux giffles retentissantes qui la renversèrent. Sa tête heurta le sol, et elle perdit connaissance...

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8 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:28

Ayanna

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Lève son épée façe aux sombres puissances.

On dit que les yeux sont le miroir de l'âme. On dit qu'ils sont le reflet fidèle des sensations d'un être, et qu'en s'y plongeant vraiment on peut tout apprendre de lui.
Que pouvait-on lire dans le regard d'Ayanna, quand elle osa enfin lever les paupières malgré l'angoisse qui la tenaillait. Quels sentiments pouvaient reflèter ces deux amandes d'un vert d'émeraude, quand s'offrit à elle la douloureuse monotonie du monde terne de l'Ombreterre?
De la rancoeur peut-être, une grande tristesse, voire même de la honte. Mais surtout, un vide, un gouffre noir et obscur. Une porte n'ouvrant sur rien, comme si quelque chose s'était éteins. A tout jamais.
Elle était souillée. Jamais plus elle ne serait la même après cela. On lui avait tout pris. Non content de lui avoir volé son honneur, cet homme lui avait arraché sa pureté et ce qui lui restait de candeur. Il ne restait plus qu'une enveloppe vide, nue et décharnée, pâle fantôme d'une époque à jamais révolue.
Il l'avait violée.

Cet homme, elle l'avait tuée. Au point culminant de son acte abominable, elle avait senti la vie revenir en elle, une vigueur emplissant chacun de ses membres. Et surtout, une colère sourde, comme jamais elle n'en avait ressentie. C'est alors que ses ailes avaient poussées..
Au début, ce n'étaient que des légers piccotements, auquels elle n'avait pas prêté la moindre attention. Puis la douleur avait jaillie soudain, comme portée par le brusque flot de sang qui s'était écoulé de son dos. Ses muscles s'étaient tordus, sa chair avait été déchirée. Et elles étaient apparues. Deux fines membranes, d'où s'exhalait des relents de souffre et de sang. Son héritage...

Comme animée d'une forçe surhumaine, elle avait arrachée les liens qui la maintenant prisonnière. Elle avait sautée au visage du drow abruti par la stupéfaction, l'avait rué de coups, puis avait fracassé son crops contre les rochers, chacun de ses assauts étant ponctué par un cri de terreur du guerrier. Et quand les hurlements avaient cessés, elle continua, jusqu'à ce que la fatigue la prenne et que l'elfe noir fut réduis à l'état de bouille sanguinolente.
Elle n'avait tiré aucune joie de ce massacre: elle avait juste obéis à une pulsion incontrôlable, une fureur née de son sang de dragon. De toute façon, c'était déjà trop tard. Elle n'avait pu l'empêcher...

La vie avait repris son cours, mais le même songe revenait toujours à l'esprit d'Ayanna, durant ses sommeils enfièvrés. Elle ne concluait, ne décidait rien durant ces nuits sans rêves. Ses pensées étaient semblables à des cailloux noirs tenus dans la paume de sa main, et qu'elle regardait, consciente qu'elle devrait s'accomoder de leur poids pour le restant de ses jours. Une part d'elle-même s'était évaporée, et elle ne la retrouverait jamais.

A moins que l'éclat de ses yeux ne soit ravivé.
A moins que quelqu'un ne lui apporte la lumière.

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9 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:29

Ayanna

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Fantome
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Ayanna tenait le petit paquet de chair gigoteant et braillant à bout de bras au dessus du précipice.
Neuf mois s'étaient écoulés. Elle n'avait pas réussi à oublier, mais au moins avait-elle tirée une forçe nouvelle de sa douleur, et retrouvée une raison de vivre.Elle était redevenue forte; son coeur dépuillé avait fais place à un indestructible noyau d'acier. Jamais plus elle ne laisserait ses sentiements la réduire à l'état d'épave. Elle serait maîtresse d'elle-même.
Du moins, c'est ce qu'elle croyait.

Tout avait commençé par des nausées, des malaises soudains dont elle n'arrivait pas à speculer l'origine. Les nausées s'apaisèrent, mais elle fut bientôt prise de fringales impromptues à des heures complètement innatendues. Sa chevelure s'était épaissie, et son visage -pour autant qu'elle puisse en juger en observant son reflet dans les quelques marais bourbeux de l'Ombreterre- s'était adouci.
Pire encore, ses seins se gonflèrent, s'alourdirent et leurs bouts devinrent douloureux. Elle commença alors à pressentir l'horrible verité au fond d'elle-même, mais elle la refoulait constamment, s'accrochant à l'espoir qu'il ne s'agissait que d'un tourment passager. Pourtant, quand la silhouette de son ventre commença à s'arrondir, il n'y eut plus d'échappatoire possible...

Elle ne mit pas longtemps à deviner l'origine du père: de toute manière, il n'y avait pas de choix possible. Et dès lors, elle fut emplie d'horreur et de dégoût pour elle-même et cet enfant qui grandissait au coeur de ses entrailles. Il ne lui avait pas suffi de la souiller: même dans la mort, cet ignoble drow continuait de la tourmenter, par le biais d'une effigie odieuse et vivante qui, tant qu'elle serait debout, serait le reflet personnifié des conditions de sa conception.
Et cela, elle ne pourrait le supporter.

Et quand vint le moment où, seule, elle du accoucher elle-même de cet infâme cadeau d'adieu, elle gardait la ferme intention de le tuer. Même quand, les jambes écartées, un morceau de tissu dans la bouche pour s'empêcher de hurler, elle luttait contre la douleur pour mettre au monde le petit être, dans son coeur elle alimentait la haine farouche qu'elle portait pour son géniteur, et son envie de se débarasser de ses souvenirs en même temps que de la preuve qu'ils aient jamais existés.

Alors pourquoi, dressée au sommet de l'abîme, Ayanna hésitait-elle? Malgré toute sa hargne, il restait encore en elle un tendresse, un instinct maternel qui la sommait de ne pas en venir à cette extrémité. Et, quoi que lui dictait sa soif de vengeance, elle sentait qu'elle n'aurait le courage de s'y résoudre. Le petit garçon posait sur elle ses grands yeux éveillés sur le monde, et un flot d'amour l'envahit. Non, elle ne tuerait pas. Pas comme ça. Pas pour ça.
Le garçon fut abandonné sur l'autel d'un temple de Lolth, juste à côté d'une cité drow, envelloppé des quelques langes qu'Ayanna avait pu réunir. Elle acceptait de lui laisser la vie sauve, mais il lui était impossible de le garder elle-même -elle avait déjà le plus grand mal à survivre toute seule-. Elle espérait que les prêtresse y vissent un signe de leur déesse, et qu'elles l'accepteraient. Il y connaîtrait une autre éducation, virait une autre vie, dont elle ne saurait jamais rien. Bien qu'elle se sentit emplie de mépris pour sa propre lacheté, il fallait qu'elle s'y fasse. Leurs chemins s'étaient séparés.


Dans les limbes, sur son trône d'or et d'argent, Ellistraë pleure.

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10 Re: Ayanna le Jeu 5 Avr - 12:30

Ayanna

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De toute son âme elle combat.

Ayanna enrageait silencieusement tout en se faufilant furtivement d'ombre en ombre. Depuis peu, l'endroit dont elle avait fais son refuge avait été envahi par une colonie de Svinerfblin. Ils ne l'avaient jamais vus -sans quoi ils auraient sans doûte cherchés à la mettre à mort- mais à tout moment ils pouvaient découvrir sa cachette. Et elle avait beau être à l'apogée de sa vigueur physique, la multitude aurait raison de la qualité. Il lui fallait donc fuir et chercher un autre endroit où se lotir, même si il lui répugnait d'abandonner le terrain façe à ce qu'elle considérait comme des moins que riens et des sous-êtres.

S'échapper lui fut une tâche aisée: elle pouvait l'être, quand elle le désirait, d'une discrétion redoutable. Du reste, les gnomes n'étaient pas des gens très alertes, et elle n'eut pas beaucoup de mal à déjouer leur vigilance. C'est donc sans beaucoup de peine qu'elle quitta les escarpements où elle avait survécue pendant tant d'années, et partit à la recherche d'un nouvel abris.
Cela faisait quelques semaines seulement qu'elle avait abandonnée son fils. La honte de l'avoir laissé entre les mains de ceux qu'elle haissait par dessus tout ne la quittait pas. Au contraire, elle s'amplifiait avec le temps, et il lui arrivait fréquement de songer fugitivement à retourner l'arracher aux griffes des prêtresses, même si elle avait conscience que cela lui était désormais impossible.
Paradoxalement, Ayanna avait l'intime conviction d'avoir fais une erreur en lui laissant la vie sauve. Elle ne savait d'où lui venait cette étrange intuition, mais elle avait la conviction qu'un jour, cet enfant causerait sa perte.

Un bruit sur sa droite la tira brutalement de sa torpeur. Instinctivement, elle se tappit sur le sol, et attendit en retenant son souffle. Après quelques instants, une caravane fit irruption sur le sentier. Il s'agissait d'une famille gnome: deux parents, à la peau tannée et aux habits chatoyants, et leur petite fille, grasouillette et capricieuse. Ils se dirigeaient tranquillement vers le campement Svinerfblin, avec un insouciante imprudence. Ils semblaient respirer la gaieté et la joie de vivre, mais Ayanna n'y fit pas attention: elle n'avait d'yeux que pour le convoi qu'ils transportaient. Des vêtements, des bijoux, de la nourriture... Voilà qui lui permettrai de s'alimenter pendant quelques temps, et de se débarasser des guenilles en lambeaux qu'elle était contrainte de porter. Ses yeux s'illuminèrent de convoitise. Il fallait qu'elle agisse. Elle prit une profonde inspiration, et bondit.

Le combat fut de courte durée. Ayanna avait pour elle l'avantage de la surprise et de la taille -les gnomes étaient les rares créatures d'Ombreterre que ses 1m60 pouvaient dominer en hauteur-. La mère fut la première à sucomber, après un solide coup de genoux au visage qui lui fit s'enfonçer l'ossature du nez à l'intérieur du crane. Le père lui opposa quelque résistance, mais après quelques coups, une feinte rapide libèra une ouverture vers son entrejambe, où son pied s'engouffra sans ménagement, après quoi elle bondit lui arracher la trachée d'un coup de machoire. Quant à l'enfant, elle fit taire ses gemissements en lui brisant la nuque d'un geste négligent.

Elle s'empressa ensuite ensuite de réunir les sacs dans lesquels elle pourrait trouver quelque chose d'intéressant. Comme elle l'espérait, il y avait de la nourriture à profusion. Elle prit aussi les habits qui lui paraissaient à peu près à sa taille. Mais aux objets précieux, elle ne toucha pas.Ils étaient trop lourds, trop encombrants. De plus, elle n'en avait aucune utilité. Un petit ustensile attira son attention néanmois: un petit miroir convexe, trouvé sur le corps de la femme. Après tant d'année, elle n'avait aucune idée de son aspect physique, et elle ne put résister au désir d'y jetter un coup d'oeil.

Ayanna se souvenait, quand elle était petite, avoir eu un certain succès auprès des jeunes garçons de sa ville. Elle s'attendait à être assez jolie, même si elle redoutait les affres qu'avaient pu lui causer son errance en Ombreterre. Cependant, rien n'aurait pu la préparer à cela.
Le reflet de son propre visage la réduisit au silence. Jamais elle n'aurait cru à tant de splendeur. Elle n'arrivait pas à croire que ces traits puissent être les siens, tant ils semblaient avoir dérobés la beauté de la déesse Ellistraë elle-même. Cependant, en passant ses doigts sur sa peau, Ayanna dut se rendre à l'évidence: c'était bien elle.
Mais, curieusement, la vision de son visage provoqua en elle un autre sentiment, bien différent de la simple admiration. Un désir étrange, qu'elle croyait être mort en même temps que sa rencontre avec le drow, mais qui jaillissait en elle-même avec une forçe et une intensité douloureuse.
Une violente envie de faire l'amour.

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11 Re: Ayanna le Ven 13 Avr - 11:18

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"Décidemment, quel que soit l'endroit, Ombreterre est toujours la même" chuchotta Ayanna une fois qu'elle eut gravie une petite corniche escarpée surplombant la cuvette rocheuse où elle avait élue domicile. Au moins, l'endroit présentait des avantages: l'eau contenue dans le petit lac souterrain était buvable, et les prédateurs plus rares. Néanmoins, les proies étaient d'une toute autre espèce que celle auquelle la jeune drow avait été accoutumée. Elle connut donc une courte période de disète, durant laquelle elle dut moduler ses habitudes de chasse, et du parfois boire à son propre sein l'onctueux liquide lacté qui aurait du nourir son fils, pour se redonner des forçes.

Depuis qu'elle avait trouvée son miroir, Ayanna était obsedée par sa propre image. Elle se plaisait à admirer ces traits fins, cette chevelure souple et cette silhouette délicieusement découplée qui faisaient sa fierté et la placait bien au delà des monstruosités difformes qui la cernaient. Elle avait conscience d'être sale, d'empester la sueur et le sang, mais elle faisait du mieux qu'elle pouvait pour rester un tant soit peu séduisante et soigner son apparence. A quelle fin? Ayanna l'ignorait: elle n'obéissait qu'à un obscur besoin de se plaire à elle-même. Sans doûte pour satisfaire les nombreuses pulsions érotiques qui l'animaient fréquemment.

Tout désir pour la gente masculine était définitivement mort en elle depuis qu'elle avait été violée, et elle savait qu'elle ne le retrouverait jamais. En revanche, une nouvelle flamme s'était éveillée en son coeur: une envie de tendresse et de douceur dans l'acte amoureux. Et cela, seul le corps d'une autre femme pourrait le lui apporter. Souvent, la nuit, ses rêves étaient hantés par la sensation confuse d'une peau veloutée contre la sienne, d'un souffle frais se mêlant à ses propres soupirs, d'une odeur chaude et moite emplissant ses narines. Et le réveil la laissait chaque fois plus frustrée, car elle était convaincue qu'elle allait devoir rester seule pour le restant de ses jours.

Un matin cependant, comme elle allait rafraîchir son visage en sueur avec l'eau froide du lac, une curieuse silhouette se dessina non loin d'elle, entièrement vêtue de blanc. Sans qu'elle ne sut pourquoi, un frisson glaçé lui parcourut l'échine, mais son corps semblait ne plus vouloir lui obéir car elle ne put esquisser le moindre geste. Elle se contenta d'observer la forme éblouissante s'approcher d'elle à pas feutrés. Elle s'arrêta à quelques mètres de l'elfe noire recrovillée, mais son visage était invisible du fait de l'intense lumière qui s'en émanait.
Quelques secondes d'une lenteur exaspérante s'écoulèrent, puis enfin la forme émit un susurement à peine audible, mais qui vibra avec une intensité surnaturelle aux oreilles de la drow.
"...Ayanna... enfin...."

La lumière baissa petit à petit, et progressivement le visage de la femme en blanc se fit plus distinct. Quand enfin Ayanna put lever les yeux vers elle, sa première expression fut d'abord de l'indifférence, ou plutôt de l'incompréhension. Comme si elle pensait qu'il s'agissait d'un rêve. Puis de l'incrédulité, quand elle se rendit compte que cela était bien réel. Elle écarquilla les yeux, et ses lèvres s'entrouvrirent. Et enfin, la stupéfaction fit place à un mélange de joie et de tendresse sans borne. Elle ne pleura pas. Mais, comme tant d'années auparavant, une unique larme s'écoula du coin de son oeil, pour se perdre au creux de ses seins: une goutte de de sang.
Quand enfin elle réussit à s'exprimer, elle ne put que balbutier deux syllabes éteintes:
"Maman?!...."

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12 Re: Ayanna le Dim 15 Avr - 9:35

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Point de paix, point de repos.

La forme sourit, et mit un doigt devant sa bouche pour l'enjoindre à se taire. Puis elle lui fit un petit geste de la tête l'invitant à la suivre, et elle se détourna sans rien ajouter de plus. Ayanna lui emboîta le pas, presque sans en avoir conscience, tant elle avait l'impression qu'un voile avait été jeté sur ses yeux et qu'elle avait franchie la frontière de l'autre monde, cet univers parallèle au notre où nous nous redons dans nos rêves. Sa mère lui semblait iréelle, comme environnée de brume, mais elle la suivit avec la docilité d'une petite fille, même si, en elle-même, son instinct lui criait de prendre garde et de fuir à tous prix.

Mais Ayanna ne l'écoutait plus. Elle suivit l'apparition fantômatique de sa mère par des sentiers obscurs et inconnus, alors que le temps semblait s'évanouir autour d'elle. De temps en temps, la forme, qui ne paraissait jamais se fatiguer alors qu'Ayanna était en nage, se retournait et l'exhortait gentillement à accélèrer la cadence. Mais il n'y eut pas d'autres dialogues.
Vint enfin le moment où la silhouette s'arrêta, et fit façe à la drow déroûtée. Ayanna s'efforça de soutenir son regard, bien que cela lui coûta une intense douleur. Elle redoutait et désirait en même temps entendre sa mère parler, et sa tête paraissait sur le point d'exploser sous les émotions contradictoires.
Mais nulle voix humaine ne sortit du corps de sa mère. Un long rire sifflant se fit entendre, et l'illusion se dissipa. Deux autres formes surgirent de l'ombre. Avant qu'Ayanna n'ait pu comprendre ce qui se passait, elle était déjà cernée, et son cerveau fut parcouru de spasmes douloureux. Avant qu'elle ne sombre dans le néant cependant, Ayanna se souvint du nom que portaient les immondices qu'ils l'avaient bernées:
"Illithids...."

***

Quand elle se réveilla, Ayanna était couchée sur un tapis de verdure. L'herbe sentait bon la rosée du matin. Non loin, on pouvait entendre la rumeur d'un ruisseau chantonner au creux des arbres, dont les feuilles couleur d'or filtraient les rayons du jeune soleil qui caressaient sa peau. Elle inspira profondément, s'enivrant de cet air pur et embaûmé, puis se dressa sur son séant. Elle était seule. Son corps ne comportait aucune trace de coups ou de souillures. En fait, elle se sentait bien, pleine de vie et de santé. Toutes ses souffrançes lui avaient été retirées, elle renaissait à la vie.

Une petite forme jaillit soudain d'un frêne. C'était un elfe mâle, d'une beauté comme elle n'en avait jamais vue. Il lui adressa un sourire lumineux, et sa voix s'éleva, claire et limpide:
"Te voilà. Cela fait si longtemps que je t'attends. Viens, Ayanna, suis-moi...."
Il lui tendit la main. Elle se précipita vers lui pour la lui prendre, mais elle fut soudain retenue par une voix dans sa tête qui lui hurla avec une intensité insoutenable:
"TUUUE!..."
Elle prit enfin conscience d'elle-même. Elle s'arrêta net, et fixa l'elfe d'un air mauvais:
"Rien de tout ceci n'est réel. Tu n'es qu'une illusion"
En un instant elle fut sur lui, et bondit dans les air pour porter un coup de genoux à son visage. L'elfe disparut en un instant. Puis le sol trembla, la forêt rieuse, le ruisseau, l'herbe verte, tout fut englouti dans un immense vortex tourbillonnant. Et vint la nuit.

***

La rupture fit un instant chanceller les trois créatures. Quand ils reprirent conscience, Ayanna était dressée façe à eux, ses ailes rougeâtres étendues. Elle inspira profondément, et laissa le dragon déferler en elle, dans son sang, dans chaque veine.
La dernière chose que virent les flagelleurs mentaux, ce fut son sourire. Si cruel. Tellement cruel...

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13 Re: Ayanna le Mar 17 Avr - 18:23

Ayanna

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Ayanna jeta un coup d'oeil dédaigneux aux carcasses sanguinolentes des Illithids, puis elle essuya dans leurs robes ses mains couvertes du fluide poisseux et puant. Lentement, la rage aveugle, qu'elle avait laissée prendre possession de son être, se dissipa, et ses idée se firent plus luicides. Cela n'atténua pas pour autant la satisfaction profonde qu'elle tirait de ce bain de sang: au contraire, elle ne se sentait que plus heureuse, et plus avide de recommençer. Tuer lui était désormais d'un plaisir intense, elle brûlait de sentir à nouveau le goût exquis de la mort sur sa langue.
Quelque chose en elle, elle le sentait, avait changé. Le fait de voir l'image de sa mère se dissiper sous ses yeux, sans doûte, où la vision de ce monde merveilleux qui n'était que tromperie. Elle avait été élevée toute son enfançe dans des préceptes de paix et de compréhension, d'amour du prochain. Sa fois avait été considèrablement bouleversée par les mutliples évênements dont elle avait été témoin et victime, mais une petite part d'elle-même avait persistée à s'y accrocher, comme à une précieuse relique. Pourtant, elle se rendit compte qu'elle avait été berçée par des illusion, à la manière de ces Illithids. Le monde n'était ni beau, ni bon, ni fantastique. L'amour du crime était dans le coeur de tous les hommes, et pour survivre la bonté n'était d'aucune utilité. On lui avait mentie.

Ayanna ne voulut pas prendre lle risque de rester trop longtemps au même endroit. Prenant soin que personne ne la suivait, elle détala prestement en empruntant un chemin au hasard. La zone lui était parfaitement inconnue, de sorte qu'elle ne mit pas longtemps avant d'être complètement perdue. Elle se trouva bientôt au coeur d'un immense labyrinthe rocheux et se mit à perdre son sang-froid quand, après plus d'une heure de course frénétique, elle avait l'impression de ne jamais aboutir au bon endroit. La sueur perlait à grosses goutelettes sur son front, sa respiration était haletante. Elle commença à paniquer, quand elle sentit sur son cou un piccotement singulier. Elle redressa la tête. Là haut, une petite ouverture laissait filtrer un mince rayon de lumière. Elle ne savait pas de quoi il s'agissait, mais elle ne voyait pas d'autres solutions pour échapper à cet enfer de dédales. Elle noua des bouts de tissus autour de ses paumes, puis entama l'escalade.
L'ascension fut délicate. La pente était assez raide, le passage étroit et les pierres traîtresses. Par chançe, Ayanna était d'une souplesse extraordinaire, et sa taille était fine, de sorte qu'elle put se hisser sans trop de difficultés, même si ses ailes lui causèrent quelques tracas. Elle ne leva pas les yeux en l'air, pour ne pas rompre sa concentration, mais au fur et à mesure de sa progression, un parfum étrange vint frapper ses narines. Une sorte d'air frais, auquel se mêlaient des des effluves de plantes et de terre...
Mais quand Ayanna parvint au terme de son entreprise, son pied glissa sur un caillou humide. Celui-ci se détacha, et un pan entier de la paroi suivit son exemple, et vint percuter de plein fouet le côté d'en façe, scellant ainsi l'issue. La jeune femme parvint de justesse à échapper à l'écrasement, et elle se hissa comme elle put sur le rebord du gouffre. Puis elle leva la tête.

La première chose qu'elle vit, ce furent les étoiles se détacher sur le ciel noir. Elle resta bouche bée façe à ces petits points lumineux qu'elle ne connaissait que par les contes de son enfançe. Puis elle baissa le regard, et resta muette de stupéfaction devant le spectacle qui s'offrit à elle. De l'herbe, verte et ondulente, des routes de pavés ronds, des habitations à l'architecture surprenante. Et la mer, qui grondait doucement sous l'air chaud de la nuit. Elle semblait plongée dans une sorte de transe, et n'osait croire à ce qu'elle voyait.
Sur une pancarte, non loin d'elle, un mot était écris. Ayanna ne se souvenait que confusément du language commun, et elle mit quelques temps avant de déchiffrer les quelques syllabes inscrites dans la pierre.
Il était marqué:
Malok...

Elle part en quête d'un jour nouveau...




Ben voilà, ce BG est terminé.
J'espère que cela vous a plus, en tout, j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.
Merci à veux qui ont pris le temps de me lire, et n'hésitez pas à faire des critiques si vous jugez que quelque chose doit être changé.
Ciao!

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14 Re: Ayanna le Mar 24 Avr - 20:06

foofight

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Esprit bavard
Esprit bavard
ben voilà, ca serait con de mourir:
"Et ayanna obervant l'herbe verte se fait décapiter par un hobgobelin
FIN"

Je note que Ayanna n'est donc pas totalement mauvaise, elle a bon fond ?
Pour l'insertion de drow a Malok , y'a pas de pb mais j'attend cette fameuse histoire dont tu m'as parlé online..


_________________
Pere Jean; Dance la Mort; Naty; Merido; Harmon Fryar
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15 Re: Ayanna le Sam 28 Avr - 9:45

Ayanna

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Fantome
Fantome
Vi, je préfererai si je peux choisir une fin un peu plus héroïque ^^.

Sinon oui, elle a un bon fond, quoi qu'elle puisse dire et faire. Elle n'a rien d'une pure Lolthienne, à la base elle est juste d'Ellistraë, et c'est ce qu'elle a vécu qu'il l'a rendu... désagréable. Mais elle peut encore être sauvée Very Happy .

Pour l'histoire, en fait c'est pas avec moi que tu en as parlé, mais avec Eradra. Mais il m'en dis ce à quoi il pensait, j'attends juste d'avoir un peu de temps pour m'organiser avec lui sur ce que nous allons faire.

Vilàààà
Ciao

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16 Re: Ayanna le Sam 28 Avr - 15:12

Kilkenny

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Fidèle
Fidèle
Heureusement que c'est cool ici tout de même, je signale, juste à titre d'info, que le BG comporte beaucoup d'incohérances. Une drow d'elistraë doit promouvoir la musique et manier l'épée. De plus ils vivent à la surface.A titre d'info j'ai le bouquin "le monde des elfes noirs" sous les yeux. Donc déjà c'est pas trop pour un moine. Drow et moine ne font pas bon ménage, ça va généralement pas ensemble. Ensuite la loyauté d'un moine coincide très mal avec le coté chaotique du personnage. Il change et n'a pas de véritable code de vie (surtout un moine a un code d'honneur)contrairement à tout être loyal. Ce genre de code moral (bon ou mauvais peu importe) coincide très mal avec un Disciple du Dragon, qui est plutot chaotique. Donc moine et DDR sont incompatibles. Surtout qu'il a fallu passer par un coté ensorceleur assez loufoque. Donc voilà, pour moi ce perso ne tient pas la route et est completement incohérent. On peut créer des exceptions mais pas exagerer.
Je ne dit pas ça pour que tu arrettes de le jouer, pense d'abord à prendre du plaisir et si c'est le cas continue t'as tout à fait raison. C'est juste pour t'informer que si tu le reproduit sur un serveur RP tu risques de te faire rayer ce perso par certains MD. J'en connais plus d'un qui ne l'auraient jamais toleré. Mais soyons tolérent et éclate toi avant tout. Et je note une certaine qualité d'écriture.


_________________
Est-ce de ma faute à moi si j'aime le café et l'odeur du tabac
Me coucher tard la nuit me lever tôt l'apres-midi aller au resto et boire des aperos
A notre santé!
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17 Re: Ayanna le Sam 28 Avr - 18:01

Ayanna

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Fantome
Fantome
Déjà merci de ta critique ...
Alors... concernant la classe de moine... en fait, dans son bg ayanna n'a pas suivi un entraînement poussé de moine. Ce que j'ai voulu représenter par cette classe de moine, c'était uniquement et purement sa compétence à se battre à mains nues. Si une disciple d'Ellistraë doit manier l'épée à la base, j'ai du mal à voir comment elle aurait pu s'en procurer en ombreterre. Et comme, pendant son errance, elle n'avait d'autres armes que ses poings et pieds, il a fallu qu'elle apprenne à s'en servir pour survivre. Et seule la classe de moine me permettait d'obtenir à peu près ce que je voulais à ce niveau... après, j'aurais pu en faire une ensorceleuse ddr ou barde, mais bon, comment justifier le fait qu'elle ait pu acquérir de l'expérience dans ce domaine en restant toute seule pendant des décennies?
Après nous sommes d'accord, l'alignement loyal ne colle absolument pas: jamais dans mon rp, quel que soit le serveur, ayanna n'a suivi un code de vie particulier, elle a toujours fais ce qui lui faisait envie sur le moment, ce qui colle bien entendu plus avec son côté ddr. C'est le revers de la médaille du moine, mais je tenais absolument à conserver cette classe, et soit sur que si j'avais pu avoir le choix des alignements, j'aurais obté pour chaotique... Et le cas est le même pour le lvl d'enso obligatoire...
Par contre, maintenant je dois avouer que je n'ose plus trop sortir ayanna en rp après ça... j'aurai l'impression de sortir un perso complètement fumé, et avec lequel celui d'en façe ne prendra aucun plaisir vu que le perso n'a aucune cohérence. Quoi que tu en dise, j'étais conscient qu'ayanna avait quelques lacunes, mais là tu me donne vraiment l'impression qu'elle ne ressemble absolument à rien, et que je ferai mieux de la laisser tomber... ce que je devrai faire, car je n'ai aucun plaisir à jouer un perso qui ne tient par la route...

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18 Re: Ayanna le Dim 29 Avr - 11:54

Carakdael

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Fantome
Fantome
J'ai déja eu pas mal de RP avec la drow en question, il est vrai que en tant que MD en serveur rp, je l'aurai trouvé trop "hors norme" pour être jouable.

Cela dit, je suis ici un joueuret donc je passe à mon point de vue en tant que tel :
-Effectivement, le but est de prendre plaisir à jouer son perso
-Aya est totalement hors normes, mais en rp, cela ne m'a jamais perturbé, j'ai déja vu des cas asse tordant par le passé ... un 'Roi des dragons' ou même un moine demi drow-demi orque... Le premier me donnant des envies de meurtre, le second me laissant m'interroger sur quel drow aurait pu avior un enfant avec un orque ett le laisser vivre...

Je l'ai déja dis, tu as choisi un personnage tres difficile, les drows attirent, mais assumer le rp drow est ardu, y rajouter cette dose d'extraordinnaire complique encore les choses, mais cela ne veut pas dire que tu n'arrivera pas à la jouer.

Je vais le dire simplement, si ton rp m'avait paru totalement incohérent, tu n'aurais pas revu Alda apres la premiere fois.



_________________________________________________________


Question multiclassage maintenant.

Je comprend ton choix de la classe de moine pour représenter son aptitude à se débrouillersans armes.
J'ai déja vu des gens faire ce choix, cela dit.;. la classe de moine donne nombre d'aptitudes qui dépassent le combat à main nues. Pour avoir dévelopé à fond un rp de moine pendant quelques temps, la quete de la perfection de l'être par magnification d'un principe d'existence, il est vrai que j'ai du mal à voir des niveaux de moines dans un PJ sans trouver que c'est "moyennement joué", alors des niveaux de moine pour ne pas jouer moine, ça me donne un moment des boutons... et ensuite je me dis, tant pis, on est là pour s'ammuser, arrete de te prendre la tete.

Ceci dit, en modifiant légerement le BG, tu aurais tres bien pu la faire enso/ddr tout simplement, il n'y a pas besoin de formation pour devenir ensorceleur, il s'agit surtout d'apprendre à maitriser un pouvoir qui est en toi même.

/**
Note sur les ensorceleurs :
On en voit souvent à tout bout de champ un peu partout (c'est des GB ^^ )
Cependant, l'apparition de se talent inné pour la magie est rare et le jeune ensorceleur, pour lequel les pouvoir arrivent vers la puberté, est le plus souvent incompris et rejetté par les autres.
Dans beaucoup de sociétés, c'est une tare qu'être ensorceleur, d'autant que le pouvoir appartient à ceux qui ont l'or, et comme les études de magies coutent cher, les magiciens sont souvent des gens issus de ce milieu proche du pouvoir, la rivalité mage/enso n'est plus à montrer, Les mages n'hesitent pas à ecraser un peu les enso quand l'occasion leur en est offerte

(je voulais juste signaler ce point au passage mais je n'ai jamais vu personne le jouer Very Happy)
**/

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