[FR] Malok : Terra Incognita
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Aldara Morwen Coeur-de-Rose

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1 Aldara Morwen Coeur-de-Rose le Mer 4 Avr - 22:17

Carakdael

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Fantome
Fantome



Les regards suivaient son passage, dans les bas quartiers, sa cape rouge ne passait pas inaperçue, sans doute quelques ruffians décidèrent t'ils de la suivre, il n'y trouveraient guère de difficulté, libre à eux d'essayer de pousser leur chance plus avant.
Sans aucune mélancolie, elle retraversait ces rues miteuses, respirait les odeurs nauséabondes du port. La seule différence était qu'à présent, c'est elle qu'on évitait de bousculer.
Elle trouva sans difficulté la bicoque qu'elle cherchait, derrière le front de mer, au fond d'une des impasses les plus sordides des docks. La "maison" qui l'avait vu naître. oh, elle n'y avait pas demeuré longtemps sa mère ne l'avait pas désirée, et elle n'avait mas les moyens de s'occuper d'elle, brave femme, elle avait gardé Ilenha jusqu'à ce que celle soit assez "grande" pour chercher elle même sa nourriture dans les déchets. Il n'avait pas fallu longtemps, ensuite, pour que la petite fille cessa même de revenir dormir ici, dans la rue, au moins, elle n'entendait pas sa mère se vendre aux marins de passage.
Sans frapper à la porte, elle monta, sa mère "travaillait". Quelques temps plus tard, un homme sortit de la chambre, rebouclant sa ceinture, il était maigre, peut être malade, vieillissante, la catin devait se montrer moins regardante, l'homme s'approcha de l'inconnue en cape rouge, intrigué. Il mourut sans comprendre, sans avoir émit un son, la gorge tranchée, il était encore plus laid, puait encore plus, mais là n'était pas la question, sans plus attendre, elle entra dans le "lieu de travail".





La prostitué était en train de se revêtir, elle aussi avait maigri, les relents de sueur et d'autres effluves animaux rendaient l'air de la chambre encore plus nauséabond, si cela était possible que dans le reste du quartier. Elle regarda avec stupéfaction l'arrivante, allait émettre une protestation tandis que la jeune femme la coupait tout en abaissant son capuchon:


-Bonjour mère. Le ton était à la fois sec et onctueux
-Ma... ma fille? Ilenha? Que... que tu es belle! Tu viens aider ta pauvre mère?
Une jalouse convoitise brille déjà dans les yeux de la vieille.
-Oui mère. Je viens t'aider, tu n'auras bientôt plus à t'en faire pour rien...

Ilenha écarte alors les pans de sa cape, révélant à sa mère son corps sans défaut moulé de cuir, ses dagues et son fouet, la main déjà posée sur celui ci. Les yeux de la prostitué s'agrandissent, la bouche ouverte, elle reste incapable d'émettre le moindre son.

-Vous me dégoûtez mère, vous et ce que vous représentez, mais comme vous êtes ma mère, je vous pardonne, et je vais vous raconter ce qui fut ma vie avant de vous laisser...

La mère tombe alors assise sur sa couche sous l'insulte, ses yeux fixés sur le fouet qui, à tout instant peut venir lui cingler au visage.


-J'avais quinze ans, mère, quand j'ai vu cette ville pour la dernière fois, il paraît que j'étais une gamine débrouillarde, mais en plus de cela, j'avais un don pour parler aux gens, et à quinze ans, je suis partie d'ici, un barde de passage avait accepté de m'enseigner le métier. Oh, bien sur, ce n'était pas un génie, mais il connaissait son art et m'a beaucoup appris. Mais voilà, tout à une fin, et puisqu'il existe des femmes telles que vous, prête à n'importe quelle humiliation pour vivre, pourquoi certains hommes n'iraient pas infliger cela à toutes les femmes?
Des bandits sur la route mère, ils ont tué mon maître, volé son or... et ce qui pouvait me rester d'innocence

Son ton se fait plus dur tandis que la mère pâlit.
Je ne vous dirai pas leur nombre mère, car dans de tels cas, ils sont toujours trop, mais pour vous ce n'aurait été rien, car ce qu'ils m'ont pris, vous le donnez contre du cuivre. Et ils m'ont laissée au bord de la route, brisée, du moins ils le pensaient... Mais vous savez ce qu'est la vie sur les dock, comme moi, nous autres gosses de ces ruelles, nous sommes tenaces, accrochés à notre vie, bagarreurs et débrouillard. Les premiers moments passés, c'est la rage et la soif de sang qui m'ont emplie.
Il s'est trouvé un marchand assez bon pour recueillir une vagabonde en haillons, bien sur, il était apitoyé par ce qu'il comprenait déjà... Mais je ne désire aucune pitié mère, j'avais besoin d'or, il en avait, un peu, et je l'ai tué. Et j'ai poursuivi ma route, la ville suivante me montra la perversité des hommes, des le premier soir, l'un d'eux m'invita dans sa chambre. Oh... je l'ai suivi, oui... mais il a pris moins de plaisir que ce qu'il imaginait, je lui ai fait avaler certaines parties si caractéristiques de l'anatomie masculine.

La jeune femme a un mauvais, haineux.
La milice bien sûr m'a cherché pour ce meurtre, mais vous le savez, il est impossible de retrouver une personne qui sait se cacher, dans les bas quartiers.
Pourtant une personne me retrouva, un vieille, elle m'invita chez elle et me revéla qui elle était, Samantha -La voix d'Ilenha se teinte d'un voile de respect.- une vieille prêtresse au service de Loviathar, la nouvelle de ce meurtre et de ce que je lui avais fait subir lui avait plu, aussi, elle m'aida, elle m'instruisit, elle me guida.
Cela dura un an, mère, un an durant lequel j'ai servi Samantha et sa déesse, utilisant mes propres talents dans ce but.
Et puis l'âge l'a emportée, alors, j'ai pris l'or qu'elle me laissait, mes possessions, et j'ai incendié sa maison.

-Ma fille... Ilenha... je...
La mère se met à pleurer et balbutier devant ce récit.
-Ilenha est morte, mère. Ou plutôt, elle moura lorsque je quitterai cette pièce, elle restera avec vous. Je suis désormais Aldara-Morwen Coeur-de-Rose. Adieu, mère.
Et la lanière du fouet vole, serpent insaisissable jusqu'à la gorge de la vieille qui ne parvient même pas à esquisser un mouvement. La suite se déroule sans un cri, proprement, d'un unique coup de poignard.

Et bien avant que la nuit ne tombe, la barde en cape rouge est de retour sur les routes, seule connaisseuse de son passé, et maîtresse de son destin.

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2 Re: Aldara Morwen Coeur-de-Rose le Mar 17 Avr - 19:13

Carakdael

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Fantome
Fantome

Je veux ici graver mes pensées, sombres pleine d'espoir, je ne serais totalement franche qu'avec toi, car tu es moi, tu es ma conscience, tu es mon passé, mon avenir, qui que tu sois en fait, c'est à toi qu'appartiennent les mots de ma vie.

La route de ma vie court sur ce monde telle une balafre folle. Mais voici qu'elle passe par une charmante île isolée...

La mer était forte,il faisait nuit, le capitaine, un incompétent notoire, minable seigneur de son navire, mit donc le cap, avec la présence d'esprit du moustique face à une lanterne, sur la première lueur à l'horizon...

Je me trouve désormais en un lieu qui, bien que je n'y sois jamais venu, m'est familier.
Un lieu qui sent le sel, le goudron, les algues en décomposition et les miasmes des hommes.
Un lieu duquel a été banni le silence, banni par les plaintes des hommes dont se moquent les mouettes.
Un lieu ou l'inconnu à la bourse pleine est aux humains ce qu'un morceau de viande saignante est aux chiens.


...docks...

Ce mot résonne dans mon esprit, comme le coup de massue résonne dans le crâne de la victime.

Mes jambes, aussi loin qu'elles me portent semblent toujours me ramener à la mer. Et son sel ne ronge pas que le fer, il attaque le coeur des hommes, leur inflige la soufrance et les pousse à la noyer dans l'alcool.

Les docks cachent une ville, la ville des richesses, les richesses du pouvoir.

J'espère que les crabes dévorent l'imbécile qui m'a menée ici, je suis arrivée à bon port.

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