[FR] Malok : Terra Incognita
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Esotherosth, la Main de Baine

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1 Esotherosth, la Main de Baine le Jeu 8 Mar - 23:05

Amaryk

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Fantome
Fantome
"... Des années avant nos jours, en Outreterre...

Un nouveau convoi d'esclaves transite par une cité Drowe. Dépenaillés, maigres, affaiblis, les yeux soulignés de grandes cernes grises, ces humains, elfes, nains, et autres halfelins n'ont plus de leur race que le nom. Parmis eux, certains se soumettent, d'autres préfêrent se résigner, se laisser mourir. D'autres ont perdu la raison; ils mourront aussi vite que les desespérés. Déja les esclaves mâles drows sont traités comme des sous êtres: ces esclaves là savent que, n'étant même pas des drows, leur sort sera dix fois pire.
Ils sont alignés en rangée: les hauts elfes noirs viennent prélever leur dû parmis les "êtres de la surface". Certains seront utilisés comme travailleurs, d'autres comme esclaves domestiques, d'autres seront sacrifiés ou seront livré aux pires actes que leurs maîtres voudront accomplir...
... Enfin les seigneurs Drows se retirent, laissant la rangée d'esclaves réduite de ses trois quarts. Le quart restant, trop faible, ou tout simplement supperflu, revient aux esclavagistes Druergards qui les ont capturés: ils auront le droit de les vendre pour leur profit.
Parmis les derniers esclaves, un jeune humain d'une vingtaine d'années, les yeux enfoncés dans ses orbites noires, le visage tiré presque entièrement recouvert par ses longs cheveux de jais, a su échapper aux drows, en prenant l'attitude d'un agonisant.
Jadis recrue dans une bourgade de la surface, Heso Amadryil, 25 ans, avait été capturé par une cohorte de Nains Gris en arrivant après la mise à sac et la destruction de son village. Toute sa famille avait trouvé la mort dans les combats. Son pêre, forgeron de métier, avait tenté d'opposer son lourd marteau de forge aux haches acérées des Druergards, mais il n'avait, contrairement à son fils, jamais reçu de réelle formation martiale. Sa soeur et sa mêre avaient, plus prosaiquement, été égorgées dans la mêlée, sans un regard des envahisseurs.
Le voyage du convois en Outreterre l'avais épuisé, et les Drows n'avaient pas vu sous les traits émaciés et les membres maigris du jeune homme une volonté de fer, née brutalement d'une envie de survivre, primaire.
Heso ne mourrait pas.
Mais si la vigileance d'un Drow, avec beaucoup d'agilité, peut être trompée, il n'en est pas de même avec ces abominations que sont les flagelleurs mentaux, ou Illithids. Un gros Druergards, musclé et protêgé d'une armure de cuir, une lourde hache de combat à la ceinture, observait Heso, tandis qu'un Illithid en robe rouge sang promenait ses tentacules abjects au dessus du crâne d'Heso. La créature vit sa rage de survivre, sa vigueur, et ses talents de combats. Il ne lui suffit toutefois que d'une décharge mentale pour plonger Heso dans un état léthargique, afin de ne prendre aucun risque.
Le Druergard, Maître des Arênes, éclata d'un rire gras. Il cherchait de la viande de la surface à offrir en spectacle aux seigneurs de la cité, la Maison Drowe dominante: et pour une fois cette viscosité d'Illithid lui dénichait un combattant à peu près valable dans les "restes" laissés par les Elfes Noirs. Il paya le convoi d'esclavagiste, acheta les derniers esclaves et, escorté par l'autre l'esclavagiste, l'Illithid, il emmena ses "acquisitions" jusqu'à l'arêne de la cité.
Dès les premiers combats le jeune humain fit preuve d'une remarquable capacité à survivre: il se battait si bien que, après avoir éliminé aux cours de plusieurs sélections les esclaves les plus faibles, le Maître de l'Arêne lui remit une armure et un large sabre, ainsi que le commandement des autres esclaves pour le jour ou les "jeux" commenceraient.
Le jour venu, Heso parvint, en menant ses compagnons de galêre et un providentiel arrivage d'esclaves nains en provenance de la surface, à vaincre le Tyranoeil et la cohorte d'Eyeballs lâchés dans l'arêne par les Maîtres de l'Arêne. Normalement, ce genre de spectacle devait offrir à la foule et aux puissants le carnage d'une horde d'esclaves démunis; mais le quart des esclaves en question resta debout, et défit ses adversaires. Heso était parmis eux.
Les combats continuêrent, et les esclaves tombêrent, en combat singulier contre des survivants des arrivages précédents. Seuls deux esclaves survécurent à la journée de combat: un des Nains, et Heso, baptisé du nom de démon "Esotherosth" par la lie de l'outreterre présente dans les fosses et gradins les plus bas.
Quelques jours avant sa mort dans un combat, le Nain parvint à apprendre à Esotherosth ce que son service millitaire à la surface et ses débuts de gladiateurs n'avaient suffi à lui apprendre. Esotherosth était devenu une machine à tuer, froide et méthodique.



En lui se jouait un combat psychologique: Heso, poussé au désespoir par la tragédie de son village et la perte de sa vie d'avant, ne voulait pas continuer ce simulacre d'existence. Mais chaque ennemi vaincu, chaque créature dont le sang éclaboussait la terre de l'arêne était un pas de plus pour Esotherosth dans la destruction de son ancienne personnalité.
Puis un jour vint l'évênement qui fit mourir le jeune prisonnier et naître pleinement le tueur froid et sombre: un jeune mâle Drow, arrogant et désireux de s'élever au dessus de sa condition de simple guerrier dans la hiérarchie familliale, défia cet humain qui était adoré par les racailles Druergards et Svirfnebelines qui encombraient les gradins des fosses de combat.
Le Drow descendit dans l'arêne, pour montrer que seuls les Elfes Noirs devaient êtres craints et adulés dans les cités d'Outreterre. Il n'en ressortit jamais. A l'instant ou le combat s'engageait, Heso refit surface, et détesta ce Drow pour tout ce qu'il représentait, à savoir une race affilliée au peuple qui avait rasé sa ville, une race esclavagiste...
... La haine d'Heso et la puissance d'Esotherosth s'allièrent, après la première parade du Drow, dans un geste parfait, un arc de cercle régulier, frôlant la garde du Drow de 3 millimêtres, mais passant exactement à la jonction de son armure et la naissance de son cou. Le jeune mâle Drow fut proprement et nettement décapité.



L'issue d'un combat "à la loyale" était acceptée, et de plus les prêtresses de Lloth n'appréciaient pas spécialement la popularité d'un membre du sexe faible, c'est à dire mâle, chez les Drows, mais ne pouviaient laisser impuni le crime d'un Drow par une race "inférieure", à savoir un humain.
Le Maître de l'Arêne reçut donc cette consigne: "Faites en sorte que ce combattant ne soit plus un Humain. Qu'il n'ait plus le... Visage d'un humain..... Faites le souffrir."
Esotherosth fut remis entre les mains expertes de l'adjoint esclavagiste Illithid, qui lui anéantit le corps et l'esprit pendant de longs, très longs jours: il décida , afin de donner un sens pratique à sa torture, de le torturer physiquement, certes, mais aussi d'anéantir par la douleur et ses pouvoirs mentaux tout ce qui avait été humain chez lui.



Au cours de cette torture Heso cessa d'exister, mais, déchaîné, et remis sur le sol de l'arêne, Esotherosth en sortit plus fort et plus impitoyable que jamais.
Pendant deux jours la foule put observer un combattant au visage ravagé, à tel point qu'on eut dit un mort vivant, en se demandant comment il pouvait respirer, mais Esotherosth commanda un masque aux arênes.



Forgé par un forgeron Druergard, le nouveau visage de l'humain était prêt. En fixant sur son cou des courroies de cuir cloutées, et en attanchant des sangles à l'arrière de son crâne décharné, le nouveau visage d'acier d'Esotherosth recouvrit la face décharnée et ravagée d'Heso...



















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2 Re le Lun 12 Mar - 15:19

Amaryk

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Fantome
Fantome
"La nuit des plaines de Maloks est à peine troublée par le crépitement des flammes qui rongent le bois de la charette détruite. Trois cadavres baignent dans une mare de sang, parmis des marchandises et des ballots éparpillés au sol. Trois humains. Brisés comme des pantins sur lesquels une enclume serait tombée. Défigurés par la cruauté sauvage des monstres des collines. La lueur dansante des flammes éclaireleur visage, laissant leurs orbites mortes dans l'ombre.
Dans l'ombre... Cachés derrière un tas de rochers, trois Hobgobelins sont embusqués. Rendus invisibles par l'obscurité et leur position, les trois gobelinoides aux traits porcins serrent dans leurs poings des armes rouillées et ensanglantées. Deux d'entre eux portent de lourds harnois grossièrement confectionnés et des casques à cornes d'acier.
Soudain, l'un d'eux désigne une silhouette qui s'approche des lieux du drame. Une silhouette sombre, encapuchonnée, l'ombre dissimulant totalement son visage. Une ample cape plus noire que la nuit, étends ses sombres replis autour de son corps protêgé d'une armure lourde.
Les Hobgobelins sont satisfaits. Ils ont déja pillé le chargement de la charette, et voila qu'un nouvel imprudent s'offre à eux. Loué soit Gar ' Nok, qui a eu l'idée de rester sur place. Gar ' Nok, vêtu d'un simple pantalon de jute et de toile grossière seré à la taille par une ceinture d'amulettes, hoche la tête de satisfaction, mais intime le silence aux deux guerriers. Ils ne doivent pas être repérés.
Bonne initiative. Un grognement trop audible avait attiré l'attention de l'homme en noir, qui a tourné sa tête vers les rochers. La clarté de la lune fait briller un éclat d'acier dans les replis de la cagoule. Après une trentaine de secondes, il reporte son attention sur la charette ruinée et les cadavres. Il semble insensible face aux corps, ce qui intrigue Gar ' Nok, qui comptait sur l'effet de surprise face au carnage pour attaquer.
Soudain, il se penche sur le cadavre d'une femme, le visage à demi arraché par un coup de massue cloutée dont le sang, encore humide, rends l'herbe luisante. Il approche son visage des débris de celui de la morte.
Ce comportement inquiêtant aurait donné à réfléchir à n'importe qui doté d'un tant soit peu de cervelle.
Mais les Hobgobelins sont las d'attendre, et ne sont pas doté d'un cortex phénoménal. Donc...
... Ils passent à l'attaque.
Les deux guerriers se précipitent, arme levée, sur la silhouette penchée sur le corps. Gar ' Nok se juche sur le rocher, et se prépare à convoquer les esprits.
Et là, tout s'enchaine si subitement que les deux attaquants n'ont même pas le temps de souffrir.
La silhouette se relêve en quelques secondes, comme si elle n'avait atendu que cela. Une lame courbe, tirée des profondeurs de sa cape, étincelle dans la lumière de la lune, avant de trancher nettement et proprement le cou du Hobgobelin le plus proche.
L'arme du deuxième passe à un cheveu de la cagoule noire.
Il aurait lancé une contre attaque dévastatrice si la silhouette noire ne lui avait pas planté son sabre dans le dos.
Le Hobgobelin contemple la pointe rougie du sabre qui pointe entre deux de ses plaques d'armures sur son torse, avant d'être jeté au sol et tué par une manchette vicieuse de l'homme sombre.
Gar ' Nok regarde ses deux compagnons morts au sol, et l'homme en armure noire, debout, qui n'a pas récupéré son sabre.
Et sa stupidité l'emporte sur sa couardise: il canalise l'énergie magique qu'il a capté, et incante.
Un rayon de froid intense, qui gêlerait de la vapeur, frappe le guerrier en plein coeur.
Un instant durant, le combattant vacille, alors qu'un râle de douleur, inhumain et éraillé, est émis depuis les profondeurs de son capuchon.
Puis le capuchon tombe. La lune éclaire un masque d'acier, avec une fine ouverture en croix qui ne laisse rien voir de ce qui se cache derrière. L'acier du masque et des clous de métal qui fixent ses courroies dans la chair du guerrier brille tandis que le râle de douleur se change un un feulement rauque de rage.
Le Hobgobelin aurait du rester sur ses gardes. Le bras du guerrier, qui tâtait sa blessure sous sa cape, s'est brusquement détendu.
Les orbites vides de Gar ' Nok, étendu au sol, ne peuvant pas voir le manche de la hache de jet qui a ouvert ses côtes et percé son poumon droit.
La silhouette sombre se redresse, silencieuse.
Le sabre disparait. Les haches à la ceinture sont recouvertes par la cape.
La silhouette se penche sur le torse de Gar ' Nok.
Une respiration rauque se confonds avec une longue expiration, comme si l'homme se délectait des vapeurs émanées par la blessure.
Le sang, la sueur et la mort.
La douleur vive mais effacée par le néant.
De sous le masque, un voix qui pourrait être celle d'un écorché vif prononce ces mots:
" Ces trois là sont pour toi, mon Dieu, même si tu mérites des âmes et des vies bien plus valeureuses... "
La silhouette se relêve, et rabats sa cagoule.
" ... Et fais moi confiance, je t'en apporterai."
Il plonge sa main gantée de fer dans la cage thoracique de Gar ' Nok, et la ressort gouttante de liquide rouge. Rapidement, il la plaque contre le plat d'un des rochers.
Et s'éloigne.
Sur le rocher les phalanges couvertes de fer ont laissé l'empreinte d'une main sanguinolante.
Le lendemain, le sang aura noirci."

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