[FR] Malok : Terra Incognita
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Arégonde

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1 Arégonde le Lun 22 Jan - 23:23

En l'an de grâce 62, naquit l'enfant de Théodéric Athalaric, inquisiteur de la Triade, et de Dame Geneviève de Lydie, prêtresse du clergé de Lathandre.
Les sages femmes du grand temple d'Eauprofonde aidèrent à mettre au monde une belle petite fille vigoureuse et en bonne santé qui fut prénommée Arégonde en mémoire de sa grand mère maternelle.
Elle grandit dans un cocon familial, choyée par ses parents, qui, quand elle eut atteint l'âge de six ans, confièrent son éducation aux soin des rectrices de l'église de Tyr.
C'était une élève moyenne, touche à tout, têtue comme une mûle, ayant énormément de mal à tenir en place, préférant les activités extérieures aux longues heures passées à étudier assise sur un banc.
De fait, si sa mère aurait préférée la voir un peu plus posée, son père lui, semblait ravi des prédispositions de sa fille, l'emmenant régulièrement faire de grande chevauchées à cheval dans la campagne environnante, allant même jusqu'à lui enseigner des rudiments d'escrime avec de simples bouts de bois.
Il se créa ainsi entre les deux, un lien particulier, une très grande complicité, ils s'adoraient.
Et le fait que Théodéric fut souvent absent conférait aux rares moments ou ils étaient ensembles une grande intensité.


Elle avait une douzaine d'année quand un homme se présenta chez eux, grand, l'air austère, couvert de cicatrices.
Il adressa la parole à Dame Geneviève, et d'ou elle était, Arégonde n'entendait pas leurs propos, mais elle vit le visage de sa mère se fermer, ses épaules s'affaisser, les mains sur son ventre un peu rond, une larme couler le long de sa joue.
La fillette ne compris que trop bien ce que cet homme était venu dire... Théodéric Athalaric n'était plus, comme bien des gens de sa condition, son dévouement l'avait mené à sa perte.
Ce fut un choc terrible pour elle, incompréhensible, comment son père, si fort, avait-il pu disparaître, elle le pensait invulnérable, c'était un cauchemard, elle allait se réveiller...


Mais il n'en fut rien, et sa mère eu bien du mal à la consoler. Cette dernière s'était préparée à recevoir tôt ou tard une telle nouvelle, aussi se remit elle en quelques semaines de son chagrin.
Elle ne cacha rien à sa fille, lui expliquant qui était son père, ce qu'il faisait, pourquoi il le faisait.
L'éloge funèbre fut éloquente, retraçant tous les hauts faits de Théodéric, exhaltant ses qualités, sa vaillance, et son dévouement sans faille.
Elle appris ainsi qu'il avait pris part à une expédition menée contre un mage nécromancien, loin dans le nord. Mais il s'avéra que ce dernier avait pris les devants, et ce fut lui, qui aidé d'une armée de mort vivant, attaqua la troupe.
La bataille fut terrifiante, un déferlement d'énergie de toutes sortes, une violence inouïe, le fracas des armes mélé aux incantations, aux hurlements de terreurs, d'agonie, l'odeur du sang, de la sueur, tout n'était qu'un indescriptible chaos.
Mais les hommes furent vite submergés par le nombre, le haut prêtre commandant l'expédition se retrouva encerclé avec les rares survivants, épuisés et couverts de sang, la situation était désespéré, et l'annihilation toute proche.
Fous de rage, Théodéric et trois de ses paladins menèrent une dernière charge. Portés par leur destriers, ils enfoncèrent les lignes ennemis, brisant de justesse l'encerclement, permettant ainsi aux rares survivants de fuir ce chaudron infernal.
Personne ne les revit plus.


Après cela, les choses allèrent vite dans la tête d'Arégonde, l'admiration pour son père en fut renforcé, tout ce qu'il lui avait appris lui revenait, sa décision était prise, elle suivrait sa voie du mieux qu'elle pourrait.
Quand elle fit part de sa décision à sa mère, celle ci n'en fut pas surprise, et bien qu'elle le redoutait, sachant ce qui pouvait advenir de sa fille, elle ne s'y opposa pas, et l'encouragea, l'esprit tiraillé entre la crainte et la fierté.
C'est ainsi que peu de temps après, elle fut acceptée comme écuyère. Elle repris son apprentissage, avec une volonté inébranlable, son insouciance ayant disparue, elle fit preuve d'un assiduité exemplaire et s'appliqua du mieux qu'elle pu.
L'enseignement de son père pris alors toute sa valeur, il était profondément implanté en elle, et la jeune fille commençait à peine à en percevoir la portée, elle n'avait d'autres choix que de suivre ses pas.


Les années passèrent, Arégonde partageait son temps entre la prière, les études, et les leçons de son maître d'arme.
Sa mère avait mis au monde le jeune frère d'Arégonde, Thibert, partageant son temps entre ce dernier et la prêtrise, ce qui l'aidait à surmonter les absences prolongées de sa fille.


Le jour de ses 18 ans, le haut prêtre de Tyr lui appris qu'elle avait été choisie, et l'adouba officiellement.
Il lui confia pour mission principale d'aider à l'établissement d'une confrérie de la Triade sur une terre lointaine, perdue au milieu des mers, et par la même, de continuer à prouver sa valeur.
Lorsqu'elle annonça la nouvelle à sa mère, celle ci ressenti une grande peine qu'elle ne pu totalement masquer aux yeux d'Arégonde, mais elle n'en fut pas moins fière de sa fille, qui lui rappelait sans cesse Théodéric tant elle lui ressemblait.


L'embarquement eu lieu deux semaines plus tard, dans le port d'Eauprofonde, les adieux furent un moment dificile, Geneviève serra sa fille dans ses bras une dernière fois, qui sait quand elle la reverrai.
Le navire larga ses amarres, et commença à s'éloigner lentement de la jetée. Au milieu des cris des marins, Arégonde resta sur le pont, la gorge nouée, regardant sa mère et Thibert qui lui faisait signe d'adieu rapetisser tandis que le vaisseau gaganait la haute mer.
Elle ne put retenir ses larmes et resta la jusqu'a ce que la terre ai disparu, balotée par la houle, éclaboussée par les embruns.

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2 Re: Arégonde le Mar 30 Jan - 21:54

Lettre adressée à Dame Geneviève Athalaric de Lydie, temple de Lathandre, Eaupronfonde.

.....Très chère mère, je couche ces quelques mots sur ce rouleau pour te dire que je vais bien et que j'espère de tout coeur qu'il en va de même pour toi et Thibert
Je suis bien arrivée au village de Malok, c'est un petit port côtier sur les rivages d'une terre encore sauvage, il y a quelques fermes alentours, mais c'est tout.
Les gens d'ici sont un peu rudes, mais pleins de bonne volonté, ils se débrouillent bien avec ce qu'ils ont.
L'acceuil que j'ai reçu a été chaleureux, et j'ai rapidement fait connaissance avec les gens du clergé local, je pense que mon aide sera la bienvenue.
Il s'avère qu'il y a beaucoup à faire, une terre vierge attire toute sortes de gens, et comme dans toute ville ou village, les fripouilles ne manquent pas.
En tout cas, je n'ai guère le temps de m'ennuyer.

.....Je voulais aussi te parler de Martin, c'est un jeune orphelin que j'ai pris sous ma protection.
Il semble avoir vécu des moments particulièrement difficiles, et je me suis prise d'affection pour lui.
Je suis parvenue à calmer ses craintes, à gagner sa confiance, et, plus important que tout, à faire naître un sourire sur son visage.
Il m'a demandé d'être sa mère, et naturellement, j'ai accepté.
Je ne veux plus qu'il souffre, je veux qu'il grandisse, qu'il ai envie de sourire, je veux l'entendre rire, et pour cela, je dois exorciser son passé.
Je l'aime comme si c'était mon propre enfant, je tâcherai d'en faire quelqu'un de bien, comme vous l'avez fait, père et toi, pour moi.
Cela m'a fait comprendre certaines choses, car s'il me rend plus forte dans mon coeur, il peux aussi me rendre plus faible dans mon esprit.
Il te plaira j'en suis sure, il est à peine plus âgé que Thibert, mais il est plein de ressources. Puis il est si mignon.

.....Saches que grace à lui, et tu vas avoir du mal à le croire, je me suis mise à faire de la cuisine.
Je lui fait des petits pains, des tartes, des petites choses comme ça.
Ca me rappelle mon enfance, et je sais que ce genre de chose est importante.
Il en gardera des images, des odeurs, des sensations, des sentiments qui j'espère, resteront dans sa mémoire.
J'en fais aussi pour les oeuvres du temple, afin qu'ils profitent aux autres orphelins.
Les rendre heureux, ne serait-ce qu'un instant, est un bonheur sans nom.

.....Voila, j'ai hâte de vous revoir tous les deux, et aussi de vous présenter Martin.
Embrasse bien Thibert de ma part, je vous aime.
A bientôt.
Ta fille.

..........Arégonde Athalaric de Lydie
...........Paladine de l'église de Tyr.

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3 Re: Arégonde le Mar 30 Jan - 23:37

.....Arégonde est assise à une petite table, une bougie posée devant elle projette une lueur blafarde, profitant de la sérénité du temple en cette nuit calme.
Sa plume cours lentement sur le parchemin, plongeant régulièrement la tête dans l'encrier...


....."Quel voyage, mais quel voyage, par les dieux !
D'abord, ça mouille... bon, ça on pouvait s'y attendre, mais pourquoi les vagues sont elles aussi grosses, et les navires aussi petits.
Je m'imaginais quoi moi, avec ma robe, je me le demande encore.
Ensuite, forcément, ça remue sans arrêt, impossible de bouger sans manquer de tomber à chaque pas, il faut toujours s'accrocher à quelque chose.
Les gens qui guident ces engins sont remarquables, ils font preuve d'une grande discipline, et surtout, ils semblent ne pas s'apercevoir que tout bouge autour et en dessous d'eux.
Puis alors au bout d'un moment, je me sentais pas très bien, je me suis retrouvée à rendre par dessus le bord. J'avais honte, et je sentais les regards moqueurs dans mon dos.
Heureusement, c'est passé au bout de quelques jours, et j'ai enfin pu apprécier voyage. Il n'y avait plus d'oiseaux, mais d'étranges créatures marines qui semblaient guider le navire, ainsi que des poissons planant au dessus de l'eau.
Il n'y a rien à l'horizon, rien que la mer à perte de vue, et le vent qui jamais ne faiblit. Pour tromper l'ennui, les marins pêchent et entrtiennent le navire.
Pour ma part, j'ai tenté de comprendre comment fonctionne un tel bateau, et comment ils savent ou aller et ou ils sont... ce, avec un succès tout relatif.
Je finissais par perdre la notion du temps.


.....Puis un soir, peu avant que le soleil ne disparraisse, il y a eu cette agitation.
J'ai vu des marins pointer l'horizon du doigt, renifler l'air, leur visage laissant paraître un peu d'inquiétude.
J'ai eu un moment d'appréhension, mais finalement, je suis allée dormir. Ca n'a pas été facile, le navire bougeait beaucoup, et il y avait pas mal de va-et-viens au dessus.
Mais j'ai du m'endormir parce que je ne me rappelle de rien jusqu'au réveil.
Et quel réveil !
Je me souviens m'être sentie comme projetée violement dans les airs, avoir été ballotée contre toutes les parois durant un temps qui me semble être une éternité, je me souviens d'un fracas terrifiant, du vent qui se met à hurler dans mes oreilles, de la pluie dont les gouttes étaient telles de dagues, de l'eau qui m'emporte et me submerge sans cesse, des débris de bois auquel je me raccroche sans réfléchir, des cris...
Je n'y voyais rien, je ne savais plus ou j'étais, le faible lumière que j'avais cru apercevoir avait disparu.
Je n'entendais que le sifflement du vent et le grondement des vagues monstrueuses qui tentaient de m'engloutir.
J'ignore combien de temps ça à duré, je me rappelle vaguement avoir prié, puis plus rien, jusqu'a ce que pour la deuxième fois je sois projetée dans le vide, manque de me noyer une fois de plus, et finisse étendue sur le sol... la terre ferme... enfin.

.....Je ne sais pas comment je suis sortie de l'eau, je sais que je me suis réveillée sur une plage, le soleil était haut dans le ciel, la tempête étaient terminée
Je me suis levée péniblement, j'avais mal, j'avais faim, j'avais soif, mais j'étais vivante.
J'ai pensé : "Tyr à entendu mes prières"
Cela m'a réveillé pour de bon, et je me suis mise en route au hasard.
Deux jours à manger des baies, à boire dans les ruisseaux, pour enfin retrouver l'épave de mon navire, mais il ne restait rien, ni personne.
J'ai prié pour l'âme de ces hommes.
Encore trois jours épuisants dans les marécages nauséabonds pour trouver trace de présence humaine.
Le paysan qui m'a apperçu à d'abord pris peur, il faut dire que j'étais dans un état pitoyable.
Enfin, finalement, après avoir repris une aparence humaine, et grace à l'aide de ce fermier, j'ai enfin pu me rendre dans ce village qu'on appelle Malok, et me présenter au temple."

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4 Re: Arégonde le Dim 4 Fév - 19:52

......Le soleil était couché depuis longtemps.
Les nuages sombres et bas occultaient régulièrement la clarté lunaire, leur mouvement rapide s'accompagnait d'un vent chaotique et puissant.
On entendait le tonerre, le bruit assourdissant se faisait de plus en plus fort.
La pluie n'allait pas tarder à arriver.
Arégonde venait de terminer ses prières, elle pris place à sa table habituelle, et s'installa, se préparant à écrire.
Les premiers éclairs déchirèrent le nuit, projetant des ombres furtives, inquiétantes.
Par le petite fenêtre devant elle, la jeune fille regardait le spectacle, pensive.
"La tempête approche"
Enfin, la plume plongea dans l'encrier, et se mit à glisser sur le parchemin.



......"En premier lieu, il faut que je relate ma rencontre avec Martin.
Je me préparais à sortir de la ville, quand j'ai été interpelée par un enfant. Une dizaine d'années tout au plus.
Il avait l'air perdu et désorienté. Quand j'ai pris sa main, ça m'a fait mal au coeur, elle était froide, ce pauvre gosse était gelé, tout seul, dehors.
Je l'ai emmené à l'auberge, qu'il se réchauffe, mange quelque chose, puis pour savoir ce qu'il faisait la.
Quel plaisir de le voir reprendre quelques couleurs, de le voir oublier un instant la peur, qui, je m'en suis vite rendue compte, le hante en permanence.
Il me parle d'un endroit, ou il ne veux pas retourner, d'un "maître" qui va venir le chercher pour le ramener...
Je ne sais pas trop de quoi il en retourne, mais ses paroles dont j'ai du mal à trouver la cohérence m'inquiète, je tente donc de le rassurer.


......C'est à ce moment la que les choses deviennent un peu confuses.

......Tout à coup, Martin me montre un client passablement aviné, et me dit : "Il a pas d'yeux"
Je regarde, ne remarque rien d'anormal, et sur le moment, je n'y fait pas plus attention.
Peu de temps après, voila que le client en question, s'effondre, mort, au beau milieu de la salle.
Je passe les détails, le corps est emmené, et je reprends ma place face à Martin.
Mais lui regarde par dessus mon épaule, terrorisé, son regard ne quitte pas l'endroit ou était le corps.
"Il me regarde, il m'attends, il veux me ramener"
Evidemenent, je me retourne, ne vois rien, personne dans la salle ne semblait voir quoi que ce soit d'ailleurs, enfin pas une sorte de "mort vivant"
Mais les yeux d'un enfant ne mentent pas, et j'y ai vu une telle peur... que quand il m'a demandé, non sans effroi, si moi aussi je ne le croyais pas... j'ai su qu'il disait vrai.
J'ai reglé l'aubergiste, et nous avons quitté les lieux, il s'agissait de mettre Martin à l'abri, le temps d'en savoir un peu plus.
Mais quand j'ai voulu entrer dans le temple, il à refusé tout net de me suivre à l'intérieur.
Non qu'il ne voulait pas, mais tout simplement, il ne pouvait pas, et il ne pouvait pas non plus fournir d'explication.
Je savais qu'il était inutile de le forcer, et de toute façon, je ne voulais pas.


......Cette histoire pourrait me faire passer pour naïve, mais voici de quoi clore le bec des médisants.
Nous étions trois ce jour la, en compagnie d'une elfe nommé Zéa, je faisais découvrir à Martin la campagne environnante, il semblait voir ça pour la première fois.
Je me suis soudain senti mal, il n'y avait plus un bruit, plus le moindre oiseau. L'air était chargé, il planait une odeur indéfinissable.
Un son surnaturel, indescriptible, je n'en avais jamais entendu, mais je savais ce que c'était... l'abyssal... je vacille sous le choc.
Puis les réflexes condtionnés par des heures d'entrainement prennent le dessus, je me retrouve l'épée à la main, entre lui et Martin.
Une pensée fugace "La, ça ne rigole plus....C'est le moment, l'instant de vérité"
Il est la, devant moi, il me domine de sa taille, flamboyant, des yeux de braises, il irradie une chaleur incandescente, l'herbe autour de lui est calcinée.

Mes jambes tremblent, tout mon corps tremble, je vois son épée, démesurée, je tiens la mienne fermement, je prie intérieurement.
Je ne me souviens plus exactement, mais je sais qu'il a parlé en commun, il a dit en substance : "Rendez moi l'enfant"
Sa présence me donnait la nausée, chaque mot qu'il disait résonnait douloureusement dans ma tête... cela devait cesser.
Les paroles de mon maître d'arme me revenaient. "Garde toujours l'intiative"...."Au moment ou tu portes un coup, tu dois déja connaître le suivant"...."Ne vise pas l'endroit ou tu veux toucher, mais au dela de celui ci"...."Prends garde à ton équilibre"...."Anticipe ton adversaire"
Des mots qui me paraissaient bien vide de sens en cet instant.

......Il a du comprendre que l'issue était inévitable, et c'est lui qui a pris l'initiative.
J'ai ressenti un choc inouï sur mon coté non protégé, l'armure a été presque déchirée par l'impact, j'ai volé sur plusieurs mètres, je sentais mon sang couler, la blessure me brûlait, une douleur comme je n'en avait jamais ressenti.
Je dois la vie à un réflexe instinctif de recul, il m'aurait coupé en deux sinon.
C'est la qu'il a commis une erreur, il a cru m'avoir mise hors de combat, et a porté ce qui lui tiens lieu de regard vers Martin.
Cette fois j'ai repris l'initative, je ne me souviens plus très bien, tout allait trop vite, Tyr devait guider mon bras, je ne sentais plus la douleur, je ne voyais qu'un enchainement, feinter, créer une faille, frapper, tout en évitant son épée démentielle.
Mais je le maintenait sur la défensive, et chaque coup que je lui portait l'affaiblisait, j'avais l'esprit étrangement calme, méthodique. Puis il a explosé dans une boule de feu.
Je n'y croyais pas, j'exhultais au fond de moi, je me sentais invincible, un sentiment de puissance... Je l'avais terrassé ! "Moi, Arégonde Athalaric, fille de Théodéric et de Geneviève, je n'ai pas failli !"

Après ça bien sur, la douleur est revenue, j'avais l'impression d'être cassée en plusieurs morceaux, de n'être plus qu'une plaie béante... Oublié, l'orgeuil de la victoire.
De fait, mon armure était perforée, érafflée en plusieurs endroits, signe des coups reçus pendant que je me croyais invulérable, tellement déformée que je ne pouvais plus l'enlever.
J'en garde une belle petite cicatrice sur la hanche droite, impossible à faire disparaitre.
Elle constitue pour moi une mise en garde, un avertissement qui me reviens chaque fois que je sors mon épée de son fourreau.


......Il ne sait pas d'ou il viens, il se rappelle juste s'être réveillé sur le port.
Ses chevilles portent les marques de chaîne, je pense qu'il était exploité et il dit s'être enfui d'un lieu froid, aux parois de pierre, et sans Soleil.
C'est tout ce qu'il se rappelle de son lieu d'asservissement.
Mais par qui, c'est bien la le problème.
Pour ce que j'ai compris, il devait être une sorte de pourvoyeur, il amène des gens sans yeux au "maître" d'après ce qu'il dit.
Est ce un culte sinistre ? Un mage ayant perdu la raison ?
Je ne sais pas, mais quelqu'un capable d'invoquer un démon sur notre plan, pour un enfant, cela ne me dis rien qui vaille.
Une chose est sure, j'ai fait le serment de le protéger, il m'a accordé sa confiance, un joyaux fragile, et très précieux."

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5 Re: Arégonde le Jeu 8 Fév - 2:01

......Le Soleil est sur le point de disparaître à l'horizon, dardant vers le ciel ses derniers rayons, étincelant dégradé de pourpre et de rouge flamboyant.
L'air frais s'engouffre par la petite fenêtre ouverte, faisant virevolter les mèches dorées d'Arégonde.
Et toujours la plume glissant sur le parchemin, mouvements magiques, qui donnent l'immortalité aux pensées.


......"Il semblerai bien que nous soyons la cible de ceux que l'on nomme, les drows.
Ce qui n'était au départ qu'une rumeur, c'est vite transformé en raids éclair au cein même de la ville.
Je les ai vu, pour la première fois de mon existence, je les ai vu.
C'est une chose d'en entendre parler, c'en est une autre de les voir se ruer vers vous, les armes tirées, les yeux luisants se braquant sur vous, chargés de haine et de mépris.
Ils sont terrifiant, et extrêmement dangereux, ils peuvent émerger n'importe ou, ils sont sortis des égouts, d'autres, des mages, semblent être arrivés directement dans la tour des magiciens.
J'ai du laisser faire l'archimage et lui faire confiance, après tout, il semble mieux placé que moi pour s'opposer à d'autres mages.
De plus, il en sortaient de partout en ville, et je n'avais vraiment pas le temps, il fallait faire vite, nous avions ordonné à la population de se barricader chez elles, mais les drows n'auraient pas mis longtemps à entrer ou ils le désiraient.
J'ai prêté main forte aux gardes, ils ne fallaient pas qu'ils flanchent, et, avec l'aide de Tyr, une fois passé leur surprise, et maîtrisé leur peur, ils n'ont pas flanché.
Nous n'étions pas seuls, quelques habitants possédant certaines aptitudes étaient avec nous, l'archimage avait aussi reçu le renfort de certains de ses semblables.
La nuit fut longue, très longue, faites d'incessantes escarmouches.

......Quand un coin de l'horizon s'éclaircit, je n'en pouvais plus, et il était visible que c'était plus ou moins le cas de tout le monde.
J'étais couverte de sang, mon armure portaient de nombreuses traces de lacération, le tranchant de mon épée n'était plus qu'un souvenir lointain, et j'avais mal partout.
J'avais démoli mon armure, une fois de plus, et détérioré la lame de mon épée à force de contrer dans l'urgence les déluges de coups des drows, je vais faire la fortune du forgeron à cette allure la, et pour finir, j'ai mis une semaine à m'en remettre.

......Enfin, le Soleil s'est levé, j'ai su alors que nous avions réussi à les repousser, ou plutôt à les exterminer devrais je dire, car ils n'ont pas reculés d'un pas.
Je tiens au passage à féliciter la garde pour son comportement exemplaire, ce sont de très bons éléments, et depuis que je les ai vu à l'oeuvre, je suis plus tranquille.

......Naturellement, ces drows ne sont pas venus pour rien.
D'après ce que je sais, ils sont à la recherche d'un parchemin, dans quel but, je n'en sais rien.
Mais après l'attaque, Martin m'a affirmé que ce troll qui se fait appeler "le maître" était en affaire avec eux.
Une histoire de portail qui m'a semblé bien compliqué, ce qui m'amène à penser que ce doit être un mage.
Il continue d'ailleurs à envoyer ses immondes créatures pour demander Martin, pour l'instant j'arrive à les repousser, mais pour combien de temps encore.
J'ai remarqué une chose, quand je me retrouve à affronter ces démons qui en ont après Martin, je perds mon sang froid, j'éprouve un terreur qui me glace l'estomac, j'ai peur pour lui, sa vie dépends de moi.
Et la, pendant un instant, je suis comme pétrifiée, je ne réfléchit plus, c'est comme ça que le premier que j'ai vu a bien faillit m'envoyer comparaitre devant Kelemvor.
Je sais maintenant d'ou ça viens, l'amour que j'ai pour cet enfant me trouble bien plus que je ne l'aurais imaginé.

......Si j'échoue, alors je perds tout, tout se qui compte pour moi, je perds l'estime de mes pairs, et plus que tout, je perds Martin.
J'aurais manqué à ma parole, à ma promesse, à mon serment.
Je ne serais plus rien.



......Par moment, je me demande si je suis bien en mesure d'assumer de telles responsabilités, ce n'est pas facile, vraiment pas facile.
Il y a des nuits ou je ne dors presque pas, tant ça me travaille, je n'arrête pas de penser, à tout ce qui pourrait arriver, à savoir ce que je peux faire, si je n'ai pas pris une mauvais une décision, et tout un tas d'autre choses encore.

........./...

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6 Re: Arégonde le Jeu 8 Fév - 2:10

......Mais il temps de raconter ici les évenements de la journée, au lieu de m'apittoyer et de douter.


......J'ai fait la rencontre d'un nain, je l'avais déjà vu une fois, pendant l'attaque des drows, il était avec le capitaine, je ne sais pas trop de quoi ils parlaient,mais le nain était assez facécieux, tandis que le capitaine était plutôt sur les nerfs en raison des évenements.
C'est un curieux personnage, qui tiens parfois des propos assez énigmatiques, nous avons eu des échanges assez vifs d'ailleurs, il semble que quelque chose le ronge.
Le doute ? des remords ? je ne sais pas. Il a néanmoins quelque chose de sympathique.
Nous étions dans la forêt, près du village des elfes, les raisons de notre présence la bas sont assez complexes, peut être Tyr m'a t il guidé la bas.
Toujours est il qu'une petite fée nous a abordé, une magnifique créature, et non pas un "moustique" comme a dit le nain.
Au début j'ai cru qu'elle nous taquinais, quand elle à tiré la barbe du nain, j'ai faillit eclater de rire à ce moment la, mais ça l'aurait peut être vexé.
Au bout d'un moment, il était évident qu'elle nous demandais de la suivre, elle ne parlait pas, mais il s'est avéré qu'elle comprenait ce que nous disions.
Elle nous a mené a ce qui s'est avéré être, après de longues interrogations, être une tâche de sang, qui plus est du sang de fée.
La petite créature nous a mené jusqu'une trouée béante dans le flanc de la montagne.
La grotte était sombre, aucun bruit n'en sortait, juste une odeur de renfermé et de pourriture humide.
Nous sommes donc entrés, et avons commencé à avancer à la lueur de torches.
Nous avons ensuite descendus un escalier taillé dans la roche, pour déboucher dans ce qui semblait être un réseau de galerie.
Le nain a tout de suite reconnu l'odeur infecte qui regnait ici.

......Des "Duergars", en gros ce qui semble être le pendant des drows pour les nains.
Mon compagnon parti en éclaireur, après tout, les galerie souterraines, ça doit le connaitre.
Et c'est tant mieux, car en fait, les occupants des lieux nous avait tendu une embuscade un peu plus loin.
Bref, pas trop le choix, si la Dryade est encore en vie, il faut y aller.
Alors on y va, et ils nous tombent dessus, avec l'effet de surprise qui venait de changer de coté.
Mais ils étaient coriaces, et nombreux, on se battait sur les cadavres, le sol rendu glissant par les flaques de sang.
La sueur me coulait dans les yeux, nous faisions face, dos à la paroi, j'avais du mal à respirer, je doutais d'en sortir vivante.

......Puis au bout d'un moment, ça s'est arrêté, peut être trop de morts de leur coté.
J'ai mis du temps à réaliser qu'ils ne venaient plus.
Mais sur ma droite, j'ai vu que mon compagnon nain avait pris un sale coup, il était affalé sur un tas de cadavres, et il y en avait beaucoup devant lui. Il respirait à peine.
Et devant moi, il en restait un, il me regardait, il marmonnait quelque chose.

......Alors j'y suis allé direct et je lui est demandé ou était la fée. Il fallait que je sorte avec la fée, et il fallait faire vite, sans quoi le nain allait y rester aussi.
Bien sur, lui, voulait qu'on parte, et moi je voulais la fée, et, par chance il a perdu patience le premier, alors que le temps jouait pour lui.
Mais la j'étais prête, je l'ai feinté, il a levé son arme pour parer, et j'ai porté la pointe sur l'avant bras, et il s'est retrouvé désarmé devant moi, la point de mon épée sur sa gorge.
Dans une telle situation, il est devenu très bavard.
D'après ses dires, la Dryade serait actuellement entre les mains des drows. Je ne pouvais pas m'enfoncer plus avant pour vérifier ses dires.
Qui sait combien ils sont la dedans, de plus, mon compagnon est en train de mourir, et c'est quand un même un peu de ma faute s'il est la.
Autant dire qu'on a peu de chance de la retrouver vivante, je ne sais même pas ou elle est maintenant.
J'ai arrêté l'hémoragie du nain, comme j'ai pu, et nous avons commencé à faire marche arrière, et en vitesse, l'autre commençait à refaire du foin et à rameuter ses sbires.
Finalement nous sommes ressortit, mais j'ai quand même promis au bavard de revenir rien, que pour lui.


......Voila, tout cela pour constater que finalement, tout nous ramène sans cesse aux drows.
Je ne sais pas ce qu'ils manigancent ni s'ils travaillent pour quelqu'un, mais ça ressemble à une action de grande envergure.
J'ai peur que nous ne soyons pas au bout de nos peines."

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7 Re: Arégonde le Lun 26 Mar - 20:36

C'est au bord de la plage, par une douce fin d'après midi, que son coeur fut brisé pour la seconde fois.
Une part d'elle même l'a quitté, emportée par la lumière, vers sa destinée.
L'enfant a rejoint les siens, ainsi s'accompli la volonté de Tyr.
Puisse son passage purifier le monde.

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